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Ce "royal baby", avenir de la monarchie britannique


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Ce "royal baby", avenir de la monarchie britannique

Kate Middleton qui a déjà gagné le coeur des Britanniques, porte en elle le bébé le plus attendu du royaume et bien au delà, l’avenir de la monarchie britannique.

Car ce bébé que la famille royale espérait depuis le mariage de Willam et Kate, régnera un jour, juste après son grand-père Charles et son père William. Un enfant dans la lignée directe de succession, cela n‘était pas arrivé chez les Windsor depuis 31 ans.

“La naissance d’une nouvelle génération de La Maison Royale de Windsor, en ligne directe de succession au trône, c’est de ça dont il est question dans la monarchie héréditaire. Chaque génération apporte son propre style, sa propre éducation, son état d’esprit du moment et ainsi de suite. Ce qui est, comme il se doit, encore un des avantages d’une monarchie héréditaire, le fait qu’il existe une sorte de rajeunissement naturel”, explique Hugo Vickers, historien de la monarchie.

D’autant qu’un vent nouveau souffle désormais. Ce bébé 2013 régnera en effet quel que soit son sexe. Elisabeth n‘était devenue reine que parce qu’elle n’avait pas de frère. Après des décennies de discussions pour mettre fin à cette inégalité ancestrale, un changement historique des régles de succession est en cours.

L’aînée d’Elisabeth et Philip étant un garçon, le problème ne s‘était pas posé. En revanche, trois enfants suivront, une fille et deux autres garçons, mais Anne, la deuxième n’aura jamais eu une chance de monter sur le trône, étant reléguée désormais à la 11ème place.

Ses frères l’ont supplantée, eux mêmes relégués par les enfants de Charles. Deux garçons. Une fois de plus, le problème des sexes ne s‘était pas posé. William était le successeur désigné du trône dès sa naissance. Mais si Charles et Diana avaient eu une fille, elle n’aurait sans doute, jamais été reine.

Il s’agit désormais de détailler le nouvel ordre de succession à la couronne d’Angleterre: Charles, William, le nouveau bébé, Harry qui recule donc et continuera à le faire si William et Kate ont d’autres enfants, puis Andrew, ses filles, Edward et ses enfants, etc. Les nouvelles règles ne sont pas rétroactives et si elles permettent de briser l’inégalité sexuelle, reste celle du droit d’aînesse.

“Je ne vois pas où l’on obtient plus d‘égalité en remplaçant la supériorité masculine ou féminine par celle de l‘âge.
Pourquoi l’aîné aurait-il un droit spécial par rapport
au plus jeune ou à celui de milieu ? C’est absurde. Et bien sûr, c’est la le point qui fait que dans la monarchie nous ne pouvons pas tous être monarques”, dit l’auteur Charles Mosley.

S’il est destiné à monter sur le trône, nul ne sait en revanche quand régnera ce bébé. Elisabeth a plusieurs fois dit qu’elle n’abdiquerait jamais. Elle semble encore vaillante et sa mère est décédée à 101 ans.

A 64 ans Charles attend toujours son heure même si les sujets de sa majesté lui préfèrent son fils, forcément plus moderne pour être le futur roi. Nul ne sait à quoi ressemblera la monarchie lorsque le tour de ce nouveau bébé sera venu.

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