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Le sport universitaire mondial a rendez-vous à Kazan


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Le sport universitaire mondial a rendez-vous à Kazan

On dirait les Jeux olympiques, cela ressemble aux Jeux olympiques, mais ce ne sont pas les Jeux olympiques ! Kazan en Russie accueille cette année, la 27ème Universiade d‘été. Une compétition universitaire qui réunit près de 10.000 athlètes de 160 pays dans 27 disciplines et qui fait la fierté des autorités russes à la veille des Jeux de Sochi. Elles n’ont pas lésiné sur les moyens pour l’organiser notamment à l’occasion de la cérémonie d’ouverture dont le coût n’a pas été révélé.

“La cérémonie a été tout-à-fait particulière pour nous,” souligne Vladimir Leonov, directeur général de la direction exécutive “Kazan 2013”. “On a travaillé à sa conception pendant deux ans et demi, un très grand nombre de personnes ont été mobilisés,” assure-t-il, “ce que vous avez vu sur scène, c’est l’essence de ce que nous voulions montrer : ce que sont la Russie, le Tatarstan et Kazan, toutes les musiques, tous les extraits vidéo ont été spécialement préparés pour la cérémonie,” lance-t-il, “dans le monde entier, on les a découverts pour la première fois.” Des millions de téléspectateurs ont suivi la cérémonie sur leur petit écran.

De source officielle, l‘équivalent de plus de cinq milliards d’euros a été dépensé pour cette Universiade : c’est le deuxième plus gros budget de l’Histoire après la dernière édition qui avait eu lieu à Shenzhen en Chine en 2011. Son coût avait atteint le montant astronomique de 22 milliards d’euros.

Le ministre russe des Sports tient à souligner que les fonds ne financent pas la compétition, mais le développement de Kazan. “Cet argent,” affirme le ministre Vitaly Mutko, “a été dépensé pour construire de toutes nouvelles infrastructures : un aéroport, une aérogare, une liaison ferroviaire entre l’aéroport et la ville, de nouveaux carrefours et de nouvelles routes, trois stations de métro supplémentaires,” dit-il, “c’est concret, c’est ce que les gens utilisent,” ajoute-t-il avant de reconnaître : “effectivement, nous avons construit trente nouveaux équipements sportifs.”

Les Russes admettent volontiers que ces Jeux universitaires leur servent de préparation grandeur nature pour les JO prévus à Sochi en février prochain. “Par exemple, le dispositif de sécurité est un programme global qui est mené sous le contrôle du Centre fédéral et le comité d’organisation travaille avec lui,” explique le ministre Vitaly Mutko. “Bien entendu, nous allons nous en inspirer. La logistique de transport, le système d’accréditation, la gestion des services pour les athlètes (comme l’alimentation, etc) et d’autres choses qui sont en place à Kazan,” poursuit-il, “seront reproduites à Sochi.”

Le vice-président de la Fédération internationale du sport universitaire ne regrette pas sa décision d’avoir fait confiance à cette ville pour être hôte de cette Universiade. “Après quelques jours à Kazan, je suis très satisfait,” reconnaît Stefan Berg, “l‘évènement atteint un haut niveau. Le comité d’organisation est particulièrement impliqué, les bénévoles aussi,” fait-il remarquer, “tout fonctionne très bien jusqu‘à maintenant.”

Au coup d’envoi des épreuves, les officiels ont fait le plus dur. Les compétiteurs eux se lancent tout juste dans l’arène. Certains participent à ces Jeux pour la première fois : cinq sports font leur apparition lors de cette compétition dont la lutte à la ceinture. “Deux lutteurs s’agrippent l’un l’autre,” explique Adip Valemeev, le responsable de l’entraînement de l‘équipe russe de lutte à la ceinture, “la main droite est en-dessous de la ceinture de l’adversaire, la main gauche au-dessus et on saisit la ceinture dans son dos,” ajoute-t-il, “dans cette position, ils doivent essayer de se faire tomber.”

A l’image des autres sportifs présents lors de cette Universiade, ce gymnaste n’a qu’une idée en tête : briller lors de cette compétition pour se rapprocher de son rêve : disputer les Jeux olympiques. “Tous les gymnastes veulent participer aux JO, c’est pour cela que tout le monde s’entraîne,” assure le Britannique Ashley Watson. “Après mes études, je m’entraînerai à plein temps et au final, j’irai aux JO,” lance-t-il, “avant, il y a encore les championnats du monde, j’espère faire partie de l‘équipe et ensuite, il y aura Rio 2016.”

De tels espoirs pourraient être fondés : les Universiades ont souvent montré qu’elles pouvaient être le révélateur du niveau de préparation des athlètes à concurrencer les meilleurs mondiaux. Comme le dit Oleg Matytsin, le président de l’Union russe étudiante et sportive, “on s’est rendu compte récemment que des équipes commençaient à retenir sur leurs listes des Universiades, des garçons et des filles qui par la suite, devenaient souvent des champions du monde et des champions olympiques.”

L‘équipe universitaire russe qui compte plus de 20 champions olympiques dans ses rangs est en bonne place pour remporter la course aux médailles.

Mais le succès le plus déterminant, les Russes pourraient déjà l’avoir remporté en organisant cette Universiade.

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