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Espagne : Barcenas dévoile le système de corruption du PP, Rajoy refuse la démission


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Espagne : Barcenas dévoile le système de corruption du PP, Rajoy refuse la démission

Accusé notamment de corruption, de blanchiment d’argent et d‘évasion fiscale, Luis Barcenas a été entendu lundi par un juge de la Haute cour de Madrid.

Celui qui fut trésorier pendant 20 ans du Parti Populaire a expliqué la gestion d’une caisse noire à l’intérieur du parti.

Il a notamment évoqué des paiements de 90 000 euros en liquide destinés à Marinao Rajoy, l’actuel chef du gouvernement, et à un autre dirigeant du parti, entre 2009 et 2010.

Des déclarations qui ne surprennent pas Enrique de Santiago, juge et par ailleurs membre de la coalition Gauche Unie :“C’est un système tout à fait connu, organisé et amélioré par le Parti Populaire pour contourner le cadre légal de financement des partis politiques, avec des dépenses illégales dans des campagnes politiques de manière systématique et constante.”

Le système de corruption décrit par Barcenas comprend notamment des financements illicites de promoteurs immmobiliers en contrepartie de l’octroi de contrats publics. Des aveux qui ébranlent le Parti Populaire :“J’ai voulu comparaître devant vous pour démentir fermement toutes les accusations de Luis Barcenas contre le Premier ministre Mariano Rajoy et contre moi même”, a réagi la secrétaire générale du Parti Populaire Dolores de Cospedal.

Un prompt démenti, une fois encore, alors que l’opposition a appelé à la démission du chef du gouvernement. Lequel entend poursuivre son programme d’austérité : “Le grand atout de ce pays c’est la stabilité politique, a déclaré Mariano Rajoy lors d’une conférence de presse. Je défendrai cette stabilité politique et j’irai au bout du mandat pour lequel les Espagnols m’ont élu.”

Victime d’un mécontentement croissant à l’intérieur de son parti, Mariano Rajoy doit aussi affronter la grogne populaire. “Démission”, “prison” scandaient des manifestats lundi.Une perte de crédibilite et de soutien qui pourraient fragiliser le chef du gouvernement espagnol. Des cadres du parti ont d’ores et déjà évoqué son remplacement.

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