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En Grèce, la colère des fonctionnaires après le vote du Parlement

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En Grèce, la colère des fonctionnaires après le vote du Parlement

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La colère des policiers municipaux, des enseignants, ou encore des gardiens d‘écoles en Grèce. Ils auront manifesté pour rien.

Le Parlement a voté cette nuit le plan de restructuration de la fonction publique qui prévoit de redéployer 12 500 postes d’ici à la fin 2014.

Un texte adopté par 153 voix sur 300, une courte majorité obtenue par la coalition au pouvoir formée de socialistes et de conservateurs.

Ce vote était crucial pour déclencher le versement d’une nouvelle tranche d’aide de 6,8 milliards d’euros, financée par l’Union européenne, la Banque centrale et le FMI.

Plus de 4000 fonctionnaires devront donc accepter, d’ici la fin du mois, une mutation, faute d‘être licenciés.

“Avec un seul vote, ils ont tué 100 000 personnes”, dit ce gardien d‘école.

“C’est toute la communauté enseignante qui se sent trahie, ils détruisent les lycées techniques et ce n’est que le début”, ajoute ce professeur.

Les députés du parti de gauche radicale Syriza, opposés au texte, sont venus rejoindre la foule des manifestants à l’issue de la séance, décriant l’action du gouvernement d’Antonis Samaras.

“Le changement progressiste avance telle une rivière dont on ne peut stopper le courant. Les jours de Samaras sont comptés. Maintenant place à la gauche”, déclare Panagiotis Lafazanis, du parti Syriza.

Dans ce contexte, la visite, ce jeudi, du ministre des Finances allemand s’annonce délicate, l’Allemagne étant vue comme l’incarnation de la Troïka, responsable de cette cure d’austérité.