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24 heures après la catastrophe, l'Espagne cherche toujours à comprendre


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24 heures après la catastrophe, l'Espagne cherche toujours à comprendre

Une vitesse excessive et un conducteur au comportement déroutant… Les Espagnols cherchent toujours à comprendre ce qui a pu se passer, au lendemain d’une catastrophe ferroviaire sans précédent en Espagne depuis près de 70 ans.

Un train à grande vitesse a déraillé mercredi à 20h42, à quelques kilomètres de St Jacques de Compostelle, en Galice, faisant au moins 80 morts.

Sur ces images amateurs, on voit des riverains se précipiter sur les lieux de l’accident, cherchant à venir en aide aux blessés. Certains ont détruit les vitres à coup de masse pour aider les survivants à sortir.

Il y avait plus de 220 passagers à bord de ce train en provenance de Madrid, sans compter le personnel.


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Plus de 140 personnes ont été blessées, certaines sont dans un état critique, le bilan pourrait donc encore s’alourdir.

D’après les déclarations du conducteur – révélées par la presse espagnole – le train roulait à 190 km/h sur une portion en virage limitée à 80 km/h, sans que l’on sache pourquoi le train n’a pas freiné à l’approche de la zone urbaine.

Des passagers ont été projetés sur les voies et un wagon a décollé du sol, il est d’ailleurs passé de l’autre côté du mur, haut de plusieurs mètres, ce qui en dit long sur la violence du choc.

La compagnie ferroviaire espagnole a exclu la thèse d’un problème technique, le train ayant été contrôlé le matin même.

  • Picture by Óscar Corral

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Le train qui a déraillé à Saint-Jacques-de-Compostelle est l’un des plus modernes de la RENFE, les chemins de fer espagnols. Il s’agit d’un modèle de la série 730, dont les premiers exemplaires ont été mis en service en juin 2012.

Appartenant au service de grande vitesse Alvia, désignant les trains de la compagnie circulant à plus de 200km/h, le s730 est construit conjointement par l’entreprise espagnole Talgo et la branche ferroviaire de la compagnie canadienne Bombardier.

Le s730 est une évolution du s130 entré en service en 2007. La spécificité du s130 réside dans la possibilité de régler l’écartement des essieux du train sans l’arrêter. En effet, l’écartement des voies traditionnelles espagnoles est de 1,668m contrairement à la norme en vigueur dans le reste de l’Europe qui est de 1,435m. Lorsque les chemins de fer espagnols ont lancé leur programme de train à grande vitesse, ils ont adopté l’écartement standard. Grâce à ce procédé, le « mini-canard », surnom donné au s130 en raison de la forme de la cabine de pilotage, peut ainsi circuler sur toutes les voies du pays.

Quinze rames de La série 130 ont été modifiées pour développer la série 730. C’est donc une évolution et non un nouveau modèle. La principale différence entre le s130 et s730 réside dans la motorisation hybride de ce dernier. Il est, en effet, en plus de la motorisation électrique, équipé d’un moteur diesel. Le train peut atteindre 250 km/h en mode électrique et 180 km/h en mode thermique.

Crédit photo : @Kabelleger

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