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Les nouveaux efforts de la Grèce

Le chemin parcouru par les Grecs a été difficile : pour éviter le défaut de paiement, des renflouements étaient nécessaires et pour en bénéficier, des réformes drastiques, indispensables. Début juillet, Athènes a obtenu le feu vert de ses bailleurs de fonds pour une nouvelle aide de 6,8 milliards d’euros en échange de la poursuite de ses efforts. Une somme qui s’ajoutera aux 210 milliards déjà versés par la troïka depuis 2010.

Dans cette démarche, les autorités grecques peuvent compter sur l’appui de la task force européenne : ces experts de la Commission s’assurent que les 183,5 milliards d’euros accordés par l’Union sont judicieusement dépensés. Ajustement budgétaire, réformes structurelles et assistance technique, les progrès les plus significatifs au niveau de l’Etat grec ont été enregistrés depuis à peine un an.

Aujourd’hui, certaines des réformes exigées entrent dans le domaine de compétences du ministre de la réforme de l’administration publique, Kyriakos Mitsotakis. Dans une interview qu’il nous a accordée, il prévient que dans le cadre du programme de mutations de 25.000 agents, “si celles-ci ne peuvent se faire de manière volontaire, elles seront menées de façon unilatérale.” Quant à exiger encore plus de la Grèce, le ministre estime que son pays “doit mener l’ajustement budgétaire le plus sévère de tous les pays” et souligne que “le FMI lui-même reconnaît que le programme était mal conçu au départ.” Il reconnaît que le bilan de l’action gouvernementale aurait été meilleur “si,” dit-il, “nous nous étions attaqués dès le début, de manière plus agressive à la réforme de l’administration publique.”

A l’heure où les ressources publiques se font rares, il faut davantage séduire les investisseurs privés et notamment étrangers pour tenter de relancer l‘économie. L’un des principaux freins à leurs placements : les tracasseries bureaucratiques. Dans la région de l’Attique, le projet de zone d’activité d’Eleysina est ainsi repoussé depuis six ans et demi. Un désaccord juridique oppose deux ministères.

A l’autre bout de la chaîne, il y a des programmes innovants qui eux, tentent de tirer le meilleur parti des subventions européenne et nationale qu’on leur accorde. C’est le cas d’un projet de recherche en matière de médecine régénérative qui est implanté à Ioannina dans l’Epire, l’une des régions les plus pauvres de Grèce.

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