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La crise égyptienne ne connaît pas d'avancée

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La crise égyptienne ne connaît pas d'avancée

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Hier, les partisans de Mohamed Morsi avaient appelé à une grande journée de mobilisation pour réclamer de nouveau le retour du président déchu.

Des milliers de personnes sont descendues dans les rues et dans le calme. Il n’y a pas eu d’incident alors que plus de 300 personnes sont mortes lors de manifestations de rues depuis le coup d’Etat militaire le 3 juillet dernier.

“Aujourd’hui, nous avons décidé de sortir pour notre marche en faveur de nos martyrs qui ont été tués pendant le coup d’Etat militaire, c’est une marque de respect envers eux, ils ont sacrifié leur sang pour la liberté et la dignité de ce pays”, explique cet homme.

Les Frères musulmans refusent de reconnaître le pouvoir intérimaire soutenu par les militaires. Le préalable à leur soutien pour une transition politique, c’est la libération de Mohamed Morsi, le président islamiste élu l’an dernier.

“Au 21ème siècle, comment l’Amérique et l’Europe soutiennent-elles un coup d’Etat militaire qui tue la révolution, la liberté et la transition démocratique en Egypte ? Si la liberté est tuée, si la liberté et la démocratie n’ont plus cours devant l’islamisme, elles devront faire face au terrorisme et à l’extrémisme”, affirme ce représentant des Frères musulmans.

La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton a poursuivi ses efforts de médiation en rencontrant les principales forces politiques y compris le président déchu Morsi. Le vice-président égyptien Mohamed El Baradei a lui exclu toute option pouvant inclure l’ancien chef de l’Etat. Il a en revanche réaffirmé l’ouverture de l’exécutif à des discussions avec les Frères musulmans.