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A Téhéran, les affaires marchent mal


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A Téhéran, les affaires marchent mal

Le nouveau président prend ses fonctions dans un pays étranglé par la crise économique. Conséquence directe des sanctions internationales, le pays a vu ses recettes pétrolières divisées par deux. Dans le même temps, l’inflation a dépassé les 40 % et le chômage ne cesse de grimper. Alors que la monnaie nationale, le rial a perdu 80% de sa valeur, certains Iraniens tentent d’acheter des dollars au marché noir pour sauver leurs économies. A Téhéran nous rencontrons Amir qui vend des téléviseurs à écran plat ultra-modernes. Les affaires marchent de plus en plus mal nous dit-il. “A cause des sanctions, les importations sont difficiles, en particulier pour nous car nous importons une marque étrangère. Au cours de l’année dernière, nos prix ont augmenté de 100%”, explique-t-il.

Non loin de là, s‘étend l’un des plus grands centre commercial de la capitale, le traditionnel grand bazar. Tout se vend, nourriture, produits électroniques et autres vêtements. L’affluence est bien là, mais les clients achètent moins. Ce vendeur d‘électroménager est ici depuis plus de 15 ans. Il témoigne de ses difficultés.
“Nous avons été forcés de licencier des employés”, dit-il, “nous n’avons plus besoin d’une personne pour gérer les stocks, ni faire le secrétariat, nous faisons tout nous-mêmes”.

Les Iraniens ont appris à rester prudent malgré l’optimisme sucité par l’arrivée du nouveau président. Les attentes sont fortes nous dit notre envoyé spécial en Iran, Olaf Bruns : “le programme nucléaire iranien n’est pas un sujet de conversation ici au bazar, les gens espèrent seulement que le nouveau président parviendra à assouplir les sanctions et améliorer la situation économique”.

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