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La Tunisie une nouvelle fois à la croisée des chemins


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La Tunisie une nouvelle fois à la croisée des chemins

Deux ans et demi après la chute de Ben Ali et 21 mois après l‘élection de l’ANC, l’Assemblée nationale constituante, c’est une nouvelle fois l’impasse politique en Tunisie.

Depuis que l’ANC a suspendu ses travaux, des milliers de Tunisiens munis du drapeau national ont investi la place Bardo à Tunis. Nombreux de ces manifestants ont répondu à l’appel de l’opposition,
d’autres sont des partisans d’Ennhada, le parti islamiste au pouvoir.
Deux camps, séparés par des barrières. l’mage d’une société tunisienne divisée et d’une population déstabilisée voire désemparée.

“Je ne suis pas seulement inquiète, je suis malade d’inquiétude. C’est insupportable, nous ne pouvons pas vivre comme cela’‘, dit une femme.

Pour d’autres, la religion est la solution à la crise qui mine le pays …

“Beaucoup de gens appellent à une séparation de la religion et de l’Etat. Je ne suis pas d’accord. ​​Je crois que la solution se trouve dans la religion et les mouvements religieux’, dit un homme.

Depuis deux semaines, le bras de fer s’est durcit entre le gouvernement tunisien et l’opposition. Le déclencheur a été la mort par balles de l’opposant laïque Mohamed Brahmi le 25 juillet dernier. Six mois auparavant, un autre opposant, Chokri Belaïd avait lui aussi été assassiné. Ces deux crimes ont été attribués à la mouvance Jihadiste.

La mort de huit soldats tunisiens sauvagement tués près de la frontière algérienne fin juillet est un autre drame qui nourrit la colère des manifestants antigouvernementaux. Les auteurs de ce massacre, présentés comme pouvant appartenir à un groupe lié à Al-Qaïda, n’ont toujours pas été arrêtés par l’armée tunisienne.

La montée de violences attribuées aux islamistes faît naître chez certains la psychose d’un scénario à l’algérienne, celui de la décennie noire.

Pour certains, ce scénario est pour l’instant peu envisageable.

“Je pense qu’il est difficile d’envisager le même scénario pour la Tunisie que celui qui s’est déroulé en Algérie dans les années 90 simplement car ici l’armée n’est pas impliquée dans la vie politique et parce que c’est la société civile – Et c’est là la différence entre la Tunisie et l’Algérie – C’est la société civile qui veut protéger le processus démocratique, qui veut organiser des élections et qui est certaine qu’elle gagnera par les urnes”, explique Alayya Alani, expert en mouvements islamiques.

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