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Le redémarrage économique du Japon marque le pas

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Le redémarrage économique du Japon marque le pas

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Le deuxième trimestre est décevant après le rebond constaté en début d’année. Même si le PIB a augmenté plus vite au Japon qu’aux Etats Unis, les statistiques publiées lundi par le gouvernement japonais ont refroidi quelque peu l’euphorie des derniers mois.

En rythme annualisé, l‘économie japonaise a affiché une croissance de 2,6% sur le second trimestre 2013, soit 1% de moins que prévu.

Le PIB a augmenté lui de 0,6% après une hausse de 0,9% sur la période janvier/mars.

Le gouvernement reste convaincu de tenir le bon cap. Revenu à sa tête en décembre, le premier ministre Shinzo Abe a jeté toutes ses forces dans la bataille économique après la récession du printemps et de l‘été 2012.

“Je crois que l‘économie reste sur sa courbe ascendante, je vais tout mettre en oeuvre pour que cela continue. Je tiens à mettre l’accent sur l‘économie, y compris la mise en œuvre d’autres stratégies de croissance à l’automne”, a dit Shinzo Abe.

L’objectif de ce que la presse surnomme les “abenomics” est la réduction de la dette, pharamineuse, la plus lourde des pays industrialisés. 62 milliards d’euros d‘économies ont été promis par Shinzo Abe.

Pour l’heure, l‘économie nippone est tirée par la consommation des ménages, mais l‘éventualité du relèvement de la taxe sur la consommation, de 5% à 8% en avril 2014 (puis à 10% en octobre 2015), fait craindre aux analystes un coup de frein à la fragile reprise.

“Le plan pour une progression annuelle de 3% pourrait être un fardeau trop lourd pour les ménages, l‘érosion du revenu réel disponible. Nous pensons que cet impact négatif ne doit pas être sous-estimé”, explique l‘économiste Yoshito Sakakibara.

Le gouvernement prendra cette décision à l’automne, aux vues des chiffres qui seront publiés début septembre. Cette décision devrait être sans doute plus politique qu‘économique.

Reste que la place du Japon dans l‘économie mondiale est vouée à reculer. Actuelle troisième puissance, dépassée par la Chine, le pays, d’ici 2050, devrait être supplanté par les émergents, Inde et Brésil.