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L'Irak en appelle aux Etats-Unis


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L'Irak en appelle aux Etats-Unis

L’appel est lancé par le ministre irakien des Affaires étrangères à l’occasion de sa venue à Washington. Hoshyar Zebari presse les Etats-Unis de s’impliquer davantage au Moyen-Orient pour briser la vague de violences qui submerge la région. Si l’administration Obama ferme les yeux, dit-il, cela aura forcément des répercussions.

Hoshyar Zebari : “Personne ici à Washington ne devrait sous-estimer l’influence que les Etats-Unis exercent sur la région, à travers leurs valeurs et leur morale. Et pour être honnête avec vous, ça ne fait aucun doute qu’il y a besoin de davantage de leadership.”

Hoshyar Zebari redoute que la Syrie, pays avec lequel l’Irak partage une frontière de 600 kilomètres, ne devienne un “repaire” pour Al-Qaïda ce qui pourrait déstabiliser toute la région. Le secrétaire d’Etat américain John Kerry en est parfaitement conscient.

John Kerry : “Al-Qaïda, comme nous l’avons vu, a lancé une série de terribles attaques visant d’innocents Irakiens. Et nous savons bien que le réseau Al-Qaïda est capable de frapper bien au-delà des frontières de l’Irak.”

John Kerry parle “d’une rue dangereuse à double sens” pour évoquer le flot d’armes et de combattants se déversant de l’Irak vers la Syrie, et vice-versa. Reste que les Etats-Unis, comme nous l’explique notre correspondant à Washington Stefan Grobe, ne parlent pas toujours d’une seule voix quand il s’agit de déterminer la politique à mener dans la région.

Stefan Grobe : “Voir les Etats-Unis jouer un rôle plus musclé se heurte jusqu‘à présent à la réalité politique telle qu’elle est à Washington. L’administration Obama, par exemple, veut vendre des hélicoptères Apache à Bagdad mais le Congrès y est fermement opposé.”

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