DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Elections allemandes : Merkel va-t-elle payer pour les sauvetages financiers ?

Vous lisez:

Elections allemandes : Merkel va-t-elle payer pour les sauvetages financiers ?

Taille du texte Aa Aa

De nombreuses interrogations entourent les prochaines législatives prévues le 22 septembre prochain en Allemagne dont la plus cruciale : la CDU d’Angela Merkel alliée à la CSU peut-elle sauver sa coalition avec les libéraux du FDP ? Ou au contraire, dans un contexte de tensions dans les pays en crise, les électeurs allemands sont-ils suffisamment remontés contre les sauvetages financiers pour choisir le changement ?

Le FDP obtiendra-t-il les 5% requis pour se maintenir au Bundestag ? Ce qui forcerait les Chrétiens-Démocrates à gouverner avec les Sociaux-Démocrates. Le parti anti-euro “Alternative pour l’Allemagne” pourrait-il semer le trouble ? Un score important des Verts pourrait-il leur donner un statut de faiseurs de roi ? Cette élection sera en tout cas scrutée avec attention par une Union européenne inquiète.

Malgré les bons chiffres de l‘économie allemande qui peuvent plaider en faveur d’une reconduite de la coalition au pouvoir, notre premier invité Jo Leinen, eurodéputé membre des Socialistes et Démocrates, rappelle qu’il ne faut pas oublier les “grandes disparités en matière de salaires : plus de sept millions de personnes touchent des rémunérations qui ne leur permettent pas de vivre, donc la situation semble bonne, mais elle n’est pas bonne en réalité (…) et c’est le point central qui plaide en faveur de l’accession au pouvoir des Sociaux-Démocrates en Allemagne.”

Quant à savoir si l’attitude d’Angela Merkel vis-à-vis des pays renfloués peut nuire au résultat de son camp dans les urnes, Josef Janning, du Conseil allemand des relations extérieures, estime que la CDU-CSU, mais aussi le SPD “se partagent les reproches en la matière”. Mais il tempère : “je ne pense pas qu’au final, les autres partis puissent vraiment bénéficier de cette controverse parce que ces questions [d’un éventuel nouveau sauvetage grec par exemple] sont encore sur la table.”

Autre élément perturbateur pour la CDU-CSU dans ce scrutin : le parti anti-euro Alternative pour l’Allemagne qui vient juste de voir le jour. Son futur score n’inquiète pourtant pas Stefan Gehrold de la Fondation Konrad Adenauer, un think-tank soutenu par la CDU-CSU. Il dit être “davantage préoccupé par la représentation que leurs candidats pourraient avoir au Parlement européen parce que pour y être élu, il existe un seuil de 3%. Et avec ce seuil,” lance-t-il, “ils pourraient faire leur entrée au Parlement européen.”