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Syrie : les Européens eux aussi divisés


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Syrie : les Européens eux aussi divisés

Tandis que le sommet du G20 se terminait, à Vilnius, les ministres européens des Affaires étrangères commençaient une réunion dominée elle aussi par la Syrie et marquée elle aussi par les divisions. Pour Chypre, une île à moins de 200 kilomètres des côtes syriennes, pas question de risquer des représailles.

“ Chypre et les bases britanniques ne seront pas utilisées comme rampe de lancement pour quelque opération militaire que ce soit “, a déclaré le ministre Ioannis Kasoulides.

La France et le Danemark sont les seuls à soutenir ouvertement l’option des frappes, et beaucoup, comme le suédois Carl Bildt, appellent à la prudence :

“ Nous attendons encore le rapport des inspecteurs de l’ONU. Les Indiens, les Chinois, les Brésiliens et d’autres ne pensent pas que l’information des services de renseignement américains soit suffisante. “

La Haute représentante européenne Catherine Ashton a, elle, le ton de la résignation. Une résignation amère face au calvaire vécu par les Syriens :

“ Il y a tellement d‘énergie qui est déployée chaque jour pour essayer d’atteindre ceux qui en ont besoin et essayer de stopper ces massacres, la terrible situation dans laquelle se trouve le peuple syrien. Je pense toujours aux enfants déplacés, blessés, tués et orphelins qui souffrent terriblement de cette situation. “

Réunis avant leurs collègues, les ministres européens de la Défense se sont entendus sur une seule chose : la dénonciation du recours à l’arme chimique.



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