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12ème Biennale d'art contemporain de Lyon, florilège de l'exposition internationale


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12ème Biennale d'art contemporain de Lyon, florilège de l'exposition internationale

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Elle va investir la capitale des Gaules pour au moins 3 mois, le 12ème édition de la Biennale d’art contemporain de Lyon se décline dès le 12 septembre en expositions ou performances à la Sucrière, au Musée d’art contemporain, mais aussi plus singulièrement à l’Eglise de Saint-Just ou dans les pénates des particuliers.

77 artistes de plus de 20 pays ont été sélectionnés
et l’exposition “internationale”, a été confiée à l’Islandais Gunnar B. Kvaran, directeur du Musée Astrup Fearnley d’Oslo, en Norvège.

“Ca fait maitenant presque deux ans que je cours, explique-t-il, j’ai couru un peu partout pour trouver les artistes.
La thématique de la biennale, c’est la narration, on a donc trouvé des artistes qui nous racontent des histoires tres différentes, avec des expressions très distinctes.”

L’histoire du brésilien Jonathas de Andrade Souza est celle d’une confiserie, le Nego Bom, littéralement le bonbon noir, très populaire au nord du Brésil.
Ses installations conceptuelles veulent éclairer sur un phénomène d’amnésie culturelle.

“Ce travail, avance-t-il, puise dans une série de souvenirs. J’essaie de retracer la manière dont les relations sociales, aujourd’hui, s’articulent avec le passé, on ne prend pas toujours la peine de l’analyser.”

Antoine Catala est un artiste français installé à New-York.
Son oeuvre rassemble divers éléments, qui tels un rébus, finissent par raconter leur histoire et interrogent sur la technicité des médias numériques d’aujourd’hui.

“Il y a une corrélation matérielle, entre image, objet et mot, résume-t-il, et toutes les oeuvres de cette pièce, à peu près, sont en flux entre image, objet et mot.”

Ming Wong rend hommage au cinéma japonais, lui-même inspiré du Kabuki, le théâtre traditionnel.
Cet artiste chinois, qui vit à Berlin, présente une installation vidéo déclinée en 3 films, autant d’occasions d’explorer la culture japonaise.

“J’ai du m’entraîner à faire le Kabuki, témoigne-t-il. J’ai du apprendre la langue japonaise et j’ai du aussi travailler avec une équipe japonaise et travailler dans un système japonais. J’ai fait un effort, comme un chinois, pour explorer l’identité contemporaine du Japon.”

Le coup d’envoi de cette 12ème biennale d’art contemporain a eu lieu le 12 septembre, en compagnie de la ministre de la culture Aurélie Filipetti.

“L’artiste propose quelque chose, et on est jamais obligé d’adhérer, estime-t-elle.
On est jamais obligé d’aller vers un artiste, c’est une proposition, et ça c’est très repectueux de l’autre. Et ça, c’est déjà un bon message par rapport à un monde extrêmement matérialiste et utilitariste.”

La Biennale d’art contemporain vous propose une multitudes histoires, à décrypter ou non, à savourer, certainement, entre Rhone et Saône, jusqu‘à début janvier 2014.

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