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Accord russo-américain : le scepticisme l'emporte sur l'enthousiasme


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Accord russo-américain : le scepticisme l'emporte sur l'enthousiasme

“Avancée” pour les uns, scepticisme pour les autres. Les réactions se multiplient au lendemain de l’accord russo-américain sur le démantèlement des armes chimiques en Syrie.

Bachar al-Assad a une semaine pour fournir l’inventaire de ses stocks, des armes qui devront être détruites d’ici à la fin du mois de juin 2014.

Si le régime syrien ne respecte pas ce programme, une résolution de l’Onu pourrait voir le jour pour le sanctionner.

Barack Obama n’a pas exclu le recours à la force :

“Nous ne nous fions pas qu‘à la parole de la Russie et d’Assad”, a déclaré le président américain. “Nous avons besoin de preuves qui montrent qu’Assad prend ce plan au sérieux. Ce plan est né grâce à la menace de frappes américaines, et nous allons maintenir notre pression militaire sur le régime syrien”, a ajouté Barack Obama, avant de conclure : “si la diplomatie échoue, les Etats-Unis et la communauté internationale doivent rester prêts à agir”.

Une circonspection beaucoup plus franche du côté des Républicains. L’ancien candidat à la Maison Blanche, John McCain a estimé que cet accord était “désastreux”, car il envoyait un signal de faiblesse aux rivaux des Etats-Unis.

De son côté, Paris a salué “une avancée importante” mais la France attend pour se prononcer le rapport des experts de l’ONU dont la publication est attendue demain (lundi).

Quant à l’opposition syrienne, elle a rejeté ce texte.

Les experts en désarmement s’interrogent, quant à eux, sur la validité du calendrier, estimant qu’il faudra beaucoup plus de temps et de moyens à la Syrie pour détruire son arsenal chimique. Il est évalué à 1000 tonnes par Washington et par Moscou.

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