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Etats Unis : la Réserve fédérale ne veut pas compromettre la reprise économique


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Etats Unis : la Réserve fédérale ne veut pas compromettre la reprise économique

La premier effet de surprise passé, on se rend compte que le statu quo de la Réserve fédérale américaine de laisser inchangé son programme de soutien à l‘économie obéit à une certaine logique même si son Président Ben Bernanke avait prévenu en mai dernier que la Banque centrale pourrait réduire ses achats mensuels d’actifs financiers.

N’oubions pas que mercredi soir la Fed a aussi abaissé ses prévisons de croissance pour 2013 et 2014

“Nous avons été trop optimistes sur la croissance 2014, a déclaré Ben Bernanke. Le taux potentiel de croissance de l‘économie a été ralenti. Comme je l’ai souligné plus tôt, la situation du marché de l’emploi est loin de celle que nous aimerions constater. Cependant, des progrès significatifs ont été faits depuis que nous avons annoncé notre programme de rachats d’actifs”.

La Fed va donc continuer à racheter pour 45 milliards de dollars de bons du Trésor et 40 milliards de titres hypothécaires sur les marchés chaque mois et son principal taux d’intérêt restera proche de zéro tant que le chômage n’aura pas baissé à 6,5%, a confirmé Ben Bernanke mercredi soir.

Pour 2013, la Banque centrale ne prévoit plus que de 2 à 2,3% de croissance pour l‘économie américaine.

“La Fed n’est toujours pas totalement certaine que la croissance de l‘économie américaine peut suffire, affirme Lawrence White professeur à la Stern School of business de New York. La Fed pense que l‘économie a encore besoin d‘être stimulée”.

Certes le chômage a baissé aux Etats Unis pour arriver à 7,3% de la population active mais le chômage baisse pour de mauvaises raisons et la participation au marché du travail n’a jamais été aussi faible.
Les efforts de la Fed chaque mois permettent de maintenir les taux d’intérêt à un niveau extrêmement bas, surtout les taux longs, ceux qui accompagnent les ventes de logements et de voitures, deux secteurs importants de l‘économie.
On constate aussi que la croissance américaine n’empêche pas le revenu médian des foyers américains de stagner et que l’inflation est toujours inférieure à l’objectif de long terme.
C’est aussi pour ces raisons que la Banque centrale américaine n’a rien changé à sa politique monétaire mercredi soir.

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