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Elections générales en Allemagne : la santé de l'économie pèsera dans le scrutin dimanche

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Elections générales en Allemagne : la santé de l'économie pèsera dans le scrutin dimanche

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La santé de l‘économie allemande : c’est la situation sur laquelle la chancelière allemande sortante s’appuie pour obtenir le meilleur score possible dans les urnes et dans les rangs du Bundestag.
Un taux de chômage très faible : 5,4% selon Eurostat et des comptes publics excédentaires : budget, balance commerciale : voici deux points qu’a volontiers soulignés la chancelière sortante Angela Merkel dans chacun de ses meetings de campagne.

“La demande pour les produits allemands et en particulier de la part des pays émergents est très élevée et pourant il n’y a pas de lien avec la politique allemande. C’est une base traditionnelle de l’industrie ici. Et ça nous a énormément profité ces dernières années, explique David Kohl, chef économiste de la banque Julius Baer.”

L’Allemagne a 5,4% de chômeurs : c’est le chiffre officiel de l’institut statistique de la Commission européenne. Ce bon chiffre est dû à trois facteurs essentiels : les réformes du marché du travail mises en place par le social-démocrate Gerhard Schroeder au début des années 2000; la multiplication des mini jobs qui touchent entre 10 et 15% de la population active, et enfin, depuis décembre 2008 l’extraordinaire dispositif d’aide aux entreprises qui font appel au chômage partiel.

Une chose est certaine, le marché financier allemand lui, plébiscite Angela Merkel et la CDU-CSU.

“Les marchés sont plutôt attirés par la stabilité et la sécurité et ça devrait être garanti par la réélection d’Angela Merkel, affirme Oliver Roth notre analyste de Close Brothers Seydler à Francfort. Si les socialistes vont au gouvernement avec les verts et le SPD, ce serait alors un scénario négatif”.

Le gouvernement allemand a joué un rôle dans le maintien de la monnaie unique et le retour de la croissance dans la zone euro au deuxième trimestre, avec l’aide il est vrai de la BCE de Mario Draghi. C’est aussi Berlin qui a forcé les pays en crise de la zone euro à se réformer.

A contrario, l’union bancaire n’avance pas et la mutualisation des dettes publiques reste un sujet tabou.