DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

A Paris, visitez le printemps florentin de la Renaissance


monde

A Paris, visitez le printemps florentin de la Renaissance

En partenariat avec

Après le succès de Palazzo Strozzi à Florence, l’exposition “Le Printemps de la Renaissance” arrive au Louvre à partir de jeudi 26 septembre. L’exposition retrace cet extraordinaire moment de créativité à Florence entre 1400 et 1460, au cours duquel une poignée de sculpteurs font éclore la Renaissance.

Donatello (1386-1466) mais aussi Lorenzo Ghiberti, Nanni di Banco, Luca della Robbia, Michelozzo, Desiderio da Settignano ou encore Mino di Fiesole: autant de grands noms de la sculpture florentine dont le public va pouvoir découvrir des œuvres clés jusqu’au 6 janvier.

Paris n’avait pas vu pareil déploiement de chefs-d’oeuvre sculptés de la Renaissance florentine depuis 1935. Plusieurs de ces œuvres quittent l’Italie pour la première fois. Fruit d’une collaboration entre le Louvre et la Fondation du Palazzo Strozzi, riche de 140 oeuvres (sculptures mais aussi peintures de Masaccio, Filippo Lippi….), l’exposition se penche sur la genèse de la Renaissance, mouvement artistique et culturel porteur d’une nouvelle conception du monde.

“La Renaissance commence en sculpture avant la peinture, alors que l’on imagine souvent que c’est l’inverse”, souligne Marc Bormand, conservateur en chef au département des Sculptures du Louvre et co-commissaire de l’exposition. Au début du XVè siècle, “la République florentine se voit comme l’héritière de la Rome républicaine et veut marquer sa valeur vis-à-vis des autres villes italiennes”, souligne M. Bormand. En 1401, un concours est lancé pour la Porte Nord du Baptistère du Dôme de Florence. Filippo Brunelleschi et Lorenzo Ghiberti planchent avec d’autres sur le thème du “Sacrifice d’Isaac”.

Ghiberti l’emporte et réalisera la porte en bronze partiellement dorée. Cette réalisation durera une vingtaine d’années (elle est actuellement en cours de restauration). Il s’attelle ensuite à l’extraordinaire Porte du Paradis, dont la longue restauration s’est achevée en 2012. Brunelleschi se tourne vers l’architecture, imaginant la coupole du Dôme de Florence, avec une structure sans armature. La maquette originale, réalisée autour de 1420, est présentée dans l’exposition. Préparée depuis quatre ans, l’exposition a permis de restaurer douze œuvres au total.

Le choix de la rédaction

Prochain article

monde

Le chrétien, une bonne proie pour l'islamisme radical