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Le pionnier des smartphones Blackberry, n'a pas suivi le rythme de ses concurrents

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Le pionnier des smartphones Blackberry, n'a pas suivi le rythme de ses concurrents

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“Ils ne pensaient pas que quelqu’un pourrait les détrôner”. Cette affirmation d’un analyste du secteur à propos du canadien Blackberry, explique à elle seule la dégringolade du groupe, incapable de suivre le rythme imposé par Apple, Samsung et Google avec Androïd.
Avec 3,9% de part du marché mondial des smartphones, fin 2012, celui qui fut le fabricant le plus branché du secteur a été obligé de se vendre à un consortium de fonds d’investissement après avoir annoncé la suppression de 40% de ses employés.

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“Je pense que cette option, la vente, ils l’avaient en tête depuis longtemps, explique Ken Wong, professeur d‘économie à l’Université de Kingston dans l’Ontario. Ce qui a précipité cette décision – parce que ils ne l’ont pas fait de gaité de coeur – ça a été la perte de 1 milliard de dollars ce trimestre, tous les licenciements décidés et la dégringolade du cours de bourse”.
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Quelle chute pour le groupe Research in Motion qui a pris le nom de son smartphone Blackberry en janvier dernier. Le canadien avait 17% de parts du marché mondial des smartphones en 2010, 4% en 2012 et 3% prévu en 2013.
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Il a fallu trois ans à Blackberry – de 2010 à 2013 – pour mettre sur le marché un système d’exploitation concurrentiel alors que l’iPhone avait commencé en 2007.
Les nouveaux propriétaires de Blackberry : un consortium de fonds d’investissement mené par le fonds Fairfax, vont sortir le groupe de la bourse pour le restructurer à l’abri des marchés et s’engager dans le secteur des solution pour les entreprises. Mais un démantèlement est aussi possible.