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Hassan Rohani aux Nations Unies : la diplomatie à petit pas?


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Hassan Rohani aux Nations Unies : la diplomatie à petit pas?

A la tribune des Nations unies, le président iranien Hassan Rohani, dont c‘était la première grande sortie internationale depuis son élection a voulu se montrer conciliant ce mardi envers l’occident, un ton qui tranchait avec les diatribes de son prédécesseur.

“L’Iran n’est une menace ni pour le monde ni pour la région, a t il martelé, c’est une terre de justice et de sécurité”, réaffirmant “les visées pacifiques” des activités nucléaires de son pays.

Notre correspondant à Washington, Stefan Grobe revient pour nous ce qui s’est dit à l’ONU ce mardi, nous sommes en duplex avec lui : A quelques heures du discours plutôt consensuel du président Rohani à l’ONU, quel peut on en retirer? Qu’a-t-il dit au monde sur l’Iran d’aujourd’hui?

Stefan Grobe : “Ce discours était en partie destiné à la communauté internationale, et en partie à sa propre opinion publique. Il a prêché la tolérance et la compréhension et, bien sûr, a redit sa position selon laquelle les armes nucléaires n’ont aucun avenir en Iran. Mais il n’a présenté aucune proposition concrète pour arriver à un compromis sur la question nucléaire. Sur la consommation intérieure, il a critiqué les sanctions occidentales comme la cause de l’isolement économique et des difficultés de l’Iran”.

Le président Rohani a aussi abordé l‘évolution des relations avec les Etats-Unis, exécrables depuis 35 ans. Se disant ouvert à un engagement constructif avec les autres pays sur la base du respect et de l’intérêt mutuel, le président Rohani a assuré que son pays ne voulait pas accroître les tensions avec les Etats-Unis. “Nous pouvons trouver un cadre dans lequel gérer nos différences” a-t-il assuré. Comment cette déclaration a-t-elle été reçue par l’administration Obama, et les Américains en général?

Stefan Grobe : “L’administration Obama est probablement un peu déçue qu’il n’y ait pas eu de poignée de main. Il s’est beaucoup dit du coté de l’administration américaine qu’une réunion informelle était possible entre MM. Obama et Rohani en marge de l’assemblée générale. Mais cela s’est avéré trop compliqué à mettre en place pour les Iraniens à ce stade. Il y a donc de la déception, et en même temps un certain scepticisme, en particulier chez les membres pro-israéliens du Congrès “.

La semaine prochaine, le secrétaire d’Etat John kerry et le ministre iranien des Affaires étrangères se rencontreront lors d’une réunion du groupe 5 plus 1 sur l’Iran, la première rencontre à ce niveau entre les deux pays depuis 1979.

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