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Head over Heels Cartoon d'Or à Toulouse


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Head over Heels Cartoon d'Or à Toulouse

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Le monde du cinéma d’animation européen s’est retrouvé à Toulouse pour décerner le Cartoon d’Or, un rendez-vous incontournable pour les professionnels du secteur.

Head over Heels sacré meilleur film d’animation européen

Six courts-métrages étaient en compétition et c’est “Head over Heels”, des britanniques Timothy Reckart et Fohla Cronin O’Reilly qui a été sacré meilleur film d’animation européen cette année.

Un court-métrage nominé aux Oscars et qui a remporté pas moins de 30 récompenses dans les festivals du monde entier.
Il présente un couple à la vie sens dessus dessous. Les deux personnages évoluent en parallèle, l’un au sol, l’autre au plafond.

“L’idée originelle vient en fait d’un tableau de Rembrandt “Le philosophe en méditation” avec la représentation du monde à la fois à l’endroit et à l’envers. Nous voulions appliquer ce concept au mariage et voir ce qui pouvait se passer et quelle histoire pouvait naître lorsque vous séparez un couple de cette manière”, explique Fodhla Cronin O’Reilly, réalisatrice et productrice de Head over Heels.

L‘école belge avec Betty’s Blues de Rémi Vandenitte

Rémi Vandenitte a lui choisi de marier la stop-motion, l’animation image par image, et la 2D.
Son Betty’s Blues figurait parmi les finalistes, une production franco-belge.

Pour lui, ces deux techniques “ne racontent pas la même chose. La 2D est plus allégorique tandis que la “stop motion” est plus palpable, donc plus proche de nous. La technique sert le propos”, conclut le réalisateur belge.

“Ecart de conduite”, sorti de La Poudrière

En lice également, Ecart de conduite, de Rocio Alvarez, un film de fin d‘études réalisé à la Poudrière, l‘école de film d’animation située près de Valence (France). On y découvre Chloé qui tente de passer le permis pour la neuvième fois.

“Je me suis servie d’un thème et de ma petite expérience personnelle pour raconter une histoire qui parle à tout le monde. Tout le monde a dû à un moment donné passer son permis. J’ai décidé d’en faire une comédie et que ce soit drôle jusqu’au bout”, explique Rocio Alvarez.

Kali, le petit vampire

La portugaise Regina Pessao a, elle, utilisé la gravure numérique pour parler des souffrances de l’enfance. Kali est un petit vampire qui vit dans l’ombre mais qui rêve de se faire une place au soleil. Un film très personnel.

“Ma mère etait schizophrène”, indique Regina Pessao. “C‘était quelqu’un de différent”. J’ai vécu cette expérience d‘être quelqu’un de différent, d‘être la fille de quelqu’un de différent et pour moi avec ce film, j’ai voulu faire la paix avec mon enfance. Je voulais que mon personnage soit accepté comme il est, il ne peut pas être comme les autres”, témoigne la réalistrice portugaise.

“Lettres de femmes” : les mots soignent les maux

On revient à la stop-motion avec “Lettres de femmes”, réalisé à Toulouse par Augusto Zanovello. Ce court-métrage raconte l’histoire de Simon, infirmier pendant la Grande guerre. Face aux atrocités dont il est témoin, il se raccroche aux lettres envoyées par sa marraine de guerre. Ses mots se transforment en pansements sur ses blessures.

pour plus d’informations: cartoon-media.com

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