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Théâtre : les horreurs de la guerre sur une scène à Téhéran

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Théâtre : les horreurs de la guerre sur une scène à Téhéran

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Les horreurs de la guerre, de l’actualité à la scène. Cela se passe à Téhéran, une pièce intitulée “Cauchemars drôles pour le jour et quelques uns pour la nuit” et qui a été jouée pendant deux mois dans un théâtre situé en plein coeur de la capitale iranienne.

La pièce a été écrite par Mohammad Charmshir et mise en scène par Reza Haddad.

Reza Haddad : “Nous vivons dans un monde empli de la peur de la guerre. Nous avons tous peur de connaître une autre guerre pour notre pays et c’est horrible. Nous vivons dans un monde que nous ont imposé les dictateurs, c’est un cauchemar qui ne nous quitte pas. Dans cette performance j’essaye de montrer ces peurs et ces cauchemar. J’essaye aussi d’en parler aux spectateurs. Dans ce monde, et pas uniquement dans mon pays, mais dans le monde entier la grande peur c’est la guerre. La guerre et ses décombres. La guerre où les enfants sont les premières victimes. Voici ce dont je veux parler dans ce spectacle”.

Au cours de ces trois dernières décennies les Iraniens sont restés suspendus aux évolutions géopolitiques dans leur région bien sûr mais aussi bien au delà.

Et si le contexte évolue notamment avec l’offensive diplomatique du nouveau président iranien Hassan Rohani, le contexte social et politique est toujours très lourd.

Charmshir est l’auteur de cette pièce : “Nous sommes inquiets. La réalité de cette inquiétude, notre analyse intellectuelle des informations et de l’actualité nous amène à penser qu’un grand danger se trouve devant nous. Une grande catastrophe approche. C’est quelque chose que j’ai constamment en tête et en tant qu’auteur ces inquiétudes se retrouvent dans mon travail. J’essaye d‘écrire sur chaque partie de cette catastrophe et de la transformer sous la forme d’idéogrammes. En partageant nos inquiétudes avec le public nous voulons trouver un langage particulier et des façons différentes de jouer. Et nous voulons montrer cette catastrophe à notre public dès que possible”.

Pourtant la situation change en Iran et là aussi le moteur essentiel de ce changement c’est la politique avec l‘élection en juin dernier d’un nouveau président. Et la scène artistique, comme on peut le voir ici, connaît un véritable renouveau.