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Une double attaque au Cachemire, à la veille d'une rencontre au sommet cruciale pour la paix

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Une double attaque au Cachemire, à la veille d'une rencontre au sommet cruciale pour la paix

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Des hommes armés déguisés en militaires ont tué au moins neuf personnes ce jeudi dans une double assaut contre des bases de militaires et policiers indiens au Cachemire, tout près de la frontière pakistanaise. Des attaques qui risquent de fragiliser les discussions prévues au plus haut niveau ce week-end entre l’Inde et le Pakistan.

Dans un premier temps, un groupe d’assaillants a jeté des grenades et ouvert le feu sur le poste de police de Hiranaga, à environ 200 kilomètres de la principale ville de la région, Srinagar. Presque au même moment, des hommes armés prenaient d’assaut une base militaire dans la région de Samba, située dans l’Etat du Jammu-et-Cachemire, déclenchant un échange de coups de feu qui a tué au moins deux soldats.

Des attaques perpétrées alors que le Premier ministre indien Manmohan Singh venait d’annoncer son intention de rencontrer son homologue pakistanais, Nawaz Sharif, cette fin de semaine à New York en marge de l’assemblée générale de l’Onu.

Il s’agira du premier entretien entre les chefs de gouvernement des deux pays depuis trois ans et son annonce a relancé l’espoir d’un apaisement des tensions entre les deux frères ennemis à propos du Cachemire, alors que les négociations formelles de paix entre les deux pays sont interrompues depuis le début de l’année.

Le Cachemire, région divisée en deux, mais revendiquée par l’Inde et le Pakistan, a été à l’origine de deux des trois guerres qui ont opposé les deux pays depuis la partition de 1947. Depuis 1989, le Cachemire indien est secoué par une révolte séparatiste sanglante. Une douzaine de groupes rebelles y combattent pour son indépendance ou son rattachement au Pakistan, et des dizaines de milliers de personnes, des civils pour la plupart ont été tuées.

Fin août, les rebelles ont menacé de mener une vague “sans précédent” d’attaques contre des cibles indiennes, ajoutant à la tension frontalière qui menace déjà les laborieuses tentatives de rapprochement entre l’Inde et le Pakistan. New Delhi accuse toujours Islamabad d’aider matériellement ces rebelles, ce dont le Pakistan se défend, même s’il ne nie pas un soutien moral ou politique.

Dans ce contexte, la rencontre des deux dirigeants à New York est très attendue. La double attaque de ce jeudi matin, qualifiée de “barbare”, et de “provocation” par le gouvernement indien fera t elle capoter la reprise du dialogue? “De tels actes ne nous dissuaderont pas et n’auront pas raison de nos efforts pour trouver une solution à tous les problèmes par la voie du dialogue” a assuré pour sa part l’indien Manmohan Singh.