DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

L'éco-façade ou comment piéger les gaz d'échappement


hi-tech

L'éco-façade ou comment piéger les gaz d'échappement

En partenariat avec

Voici la façade de l’hôpital Manuel Gea Gonzalez à Mexico : un trésor d’architecture, pas tant pour le côté esthétique de ces 2500 mètres carré d’alvéoles, mais surtout pour sa capacité à neutraliser les gaz d‘échappement.

Un revêtement en oxyde de titane

La façade est en effet recouverte d’une couche ultra fine d’oxyde de titane, un revêtement qui s’active au contact des ultra-violets et qui se transforme en machine à filter l’air.

L’oxyde d’azote et les particules organiques se retrouvent piégées dans ces blocs. Des substances retraités ensuite en eau et en gaz carbonique.

Un dispositif baptisé Prosolve et mis au point par une entreprise allemande, Elegant Embellishments.

“Avec une technologie comme la nôtre, l’avantage c’est que vous mettez cette façade Prosolve quelque part et sans doute qu’elle ne va pas réduire tout de suite la pollution de l’air au niveau global dans une ville comme Mexico, mais ce qu’elle peut faire c’est avoir un impact direct et localisé sur la pollution de l’air dans un lieu donné. Donc, vous pouvez améliorer la santé des personnes qui travaillent dans ce bâtiment et celle des gens qui passent par là tous les jours”, explique Allison Dring, architecte pour Elegant Embellishments.

Absorber la pollution de 9000 véhicules

Le bâtiment serait ainsi capable d’absorber les gaz émis par près de 9000 véhicules par jour. Un bon début dans l’une des villes les plus polluées au monde.

“Pourquoi serait-on obligé de penser à un effet global ? Nous pouvons utiliser l’architecture à une échelle locale et en reliant tous ces projets, peut-être qu’un jour nous aurons la chance de changer les choses”, ajoute Allison Dring.

Des structures similaires ont également vu le jour à Perth en Australie et à Abu Dhabi.

Durée de vie de ce revêtement intelligent : cinq à dix ans.

Le choix de la rédaction

Prochain article

hi-tech

La caméra-aiguille ou la révolution de l'endoscopie ?