DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Le retour de Kings of Leon

Vous lisez:

Le retour de Kings of Leon

Taille du texte Aa Aa

Les Kings of Leon sont de retour. Deux ans après le fiasco de leur tournée avortée, les trois frères Followill et leur cousin sortent un sixième album : Mechanic Bull, un retour à ce qui fait l’essence de leur rock sudiste.

Home made album

Un album épuré enregistré dans leur fief de Nashville, dans un ancien entrepôt de peinture transformé en studio.

“On n’avait vraiment pas de pression. On a fait des albums dans des studios auparavant qui ont coûté super cher. Et, si tu commences à réfléchir à combien ça coûte d’enregistrer une guitare solo, tu te prends la tête…donc c‘était cool”, indique Nathan Followill.

“Tu n’es pas obligé de partir à un moment précis, et donc je suis resté ici assez tard la nuit la plupart du temps”, ajoute son frère Caleb.

“…oui, il a dormi ici quelques nuits”, renchérit Nathan.

Déjà en tête des charts

Mechanical Bull est entré directement en tête des ventes hebdomadaires en Grande-Bretagne cette semaine, grâce notamment à leur nouveau single “Supersoaker”, la sélection des 11 titres de ce dernier opus n’a pourtant pas été facile.

“C’est très dur parce que quand vous sortez un titre qui marche bien, vous avez beaucoup de réactions violentes de la part de vos plus anciens fans. Donc, ensuite, il faut faire un choix. Il est évident qu’on n’a pas envie de couper la branche sur laquelle on est assis et saboter notre carrière. Et, il faut donc penser à ce qu’on veut faire. On a donc choisi une voie médiane. Nous ne voulions pas que les gens se disent “oh mon dieu, les Kings of Leon ont sorti un tube, donc maintenant tout ce qu’ils vont faire, c’est d’essayer de sortir d’autres tubes”, explique Jared.

Finis les excès ?

La frénésie alcoolisée qui les avait menés dans le mur il y a deux ans semble faire partie du passé. Une débauche d’excès en tous genres que les quatre musiciens jugent “normale” avec le recul, un acte de rébellion par rapport à leur éducation religieuse. Il faut dire qu’ils ont passé leur enfance à suivre leur père, pasteur pentecôtiste, sur les routes du Tennessee…pas vraiment rock’n‘roll.