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La police turque épinglée par un rapport d'Amnesty

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La police turque épinglée par un rapport d'Amnesty

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Un rapport d’Amnesty International dénonce la brutalité de la police turque, lors des manifestations antigouvernementales de juin dernier. L’ONG évoque, en particulier, un recours excessif aux gaz lacrymogènes, qui auraient causé de nombreuses blessures :

‘‘On sait que 8000 personnes ont été blessées durant les manifestations. Des organisations des droits de l’Homme nous ont dit que 60% des blessures, qu’elles avaient pu constater, étaient dues à des capsules de gaz lacrymogènes. Il est donc, pour nous très clair, que la police a utilisé les gaz lacrymogènes comme des armes, alors qu’ils ne sont pas conçus pour ça’‘, a souligné Andrew Gardner, spécialiste de la Turquie à Amnesty.

Au moins cinq manifestants ont trouvé la mort lors du mouvement de protestation, certains décès étant liés directement à des gaz lacrymogènes tirés à faible distance. D’autres ont subi un traumatisme crânien ou ont eu un œil crevé. C’est ce qui est arrivé à Hulya Aslan, 23 ans. Elle témoigne : ‘‘C‘était comme un film d’horreur. Tout mon visage était recouvert de sang. Je ne pouvais plus respirer. Du sang sortait de ma bouche, de mon nez, de mes oreilles’‘, raconte-t-elle.

Dans son rapport, Amnesty recommande un embargo international sur les exportations de gaz lacrymogènes vers la Turquie.