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"On peut choisir ses amis, mais pas ses voisins" selon le président de l'Inde


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"On peut choisir ses amis, mais pas ses voisins" selon le président de l'Inde

L’ancien Premier ministre de l’Inde, Indira Gandhi, était son mentor. Pranab Mukherjee exerce la présidence de la démocratie la plus peuplée au monde. Il occupe ce poste en grande partie honorifique depuis un peu plus d’un an. Mais sa carrière politique débutée en 1969 lui a donné une solide expérience : il a été plusieurs fois ministre. Euronews s’est rendu au Palais présidentiel de New Delhi pour rencontrer le chef de l’Etat à la veille de son départ pour Bruxelles où il participe à Europalia, un évènement destiné à promouvoir en Europe, la diversité culturelle de l’Inde.

Sur les difficultés économiques traversées par l’Inde, Pranab Mukherjee souligne que son pays a lancé des plans de relance et rappelle que les problèmes sont mondiaux, par exemple que “nos emprunts ne correspondent pas à nos ressources disponibles.” Il en appelle à des actions coordonnées au niveau international : “nous devons travailler ensemble tout en tenant compte des besoins spécifiques de chaque pays” notamment en gardant à l’esprit, “la taille de la population indienne et le développement inégal de l’Inde,” insiste-t-il.

Quant à l‘éventuelle signature de l’accord de libre-échange et d’investissements que l’Union européenne et son pays négocient depuis 2007, Pranab Mukherjee l’espère très prochaine : “il y a très peu de points où nous avons des différences de point de vue, nous devrions les surmonter.”

Concernant les violences faites aux femmes en Inde, le président rappelle “qu’auparavant, les femmes indiennes n’osaient pas parler et ce genre d‘évènement n‘était pas connu, mais aujourd’hui, ces faits sont rapportés tels qu’ils ont lieu : c’est une bonne chose,” dit-il, “mais cela donne une image déformée de l’Inde.”

Enfin, alors qu’on assiste à un regain de violence sur la Ligne de contrôle entre l’Inde et le Pakistan, Pranab Mukherjee nous rappelle ce qu’il dit souvent : “je peux changer d’amis si j’en ai envie, mais je ne peux pas changer de voisins comme je veux” et assure que le choix de son pays est celui de la paix. Alors que New Delhi accuse Islamabad de soutenir les rebelles à l’origine des échanges de tirs à la frontière ou d’incursions contre la présence indienne et que les autorités pakistanaises s’en défendent, le président indien fait cette mise au point : “ces gens qui ne sont pas soutenus étatiquement” d’après ce que disent les Pakistanais, j’estime qu’ils ne tombent pas du ciel : ils viennent de territoires sous leur contrôle,” lance-t-il.

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