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Madrid : le rève et le surréalisme en rétrospective

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Madrid : le rève et le surréalisme en rétrospective

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Dalí, Miró, Breton, Magritte et Delvaux…
le musée Thyssen-Bornemisza de Madrid présente une rétrospective inédite consacrée au rêve comme source d’inspiration des peintres surréalistes.

Elle dévoile l’univers onirique de ces artistes ou de leurs précurseurs. Le surréalisme, un courant qui reste d’une grande actualité comme le souligne José Jiménez le commissaire de l’expo : “Le surréalisme parle actuellement à la sensibilité des gens. Quand le surréalisme est apparu et s’est développé on vivait une crise social, politique et culturelle très forte. Et je crois que dans ces temps que nous vivons aujourd’hui on ressent les mêmes choses”.

Il a fallu au musée madrilène plus de trois ans pour sélectionner et réunir les 163 oeuvres qui forment cette exposition.

Les grands noms du surréalisme y sont représentés avec des oeuvres comme “L’homme invisible” (1929-32) de Salvador Dali, “Le cap des tempêtes” (1964) de René Magritte ou la sculpture “Femme égorgée” (1932) d’Alberto Giacometti.

José Jiménez : “Le surréalisme est le premier mouvement multimédia. Il utilisait tous les supports disponibles, la peinture bien sûr mais aussi
la sculpture, le dessin, le collage, des objets et d’une façon assez centrale, le cinéma”.

De fait, sept extraits de films sont présentés parmi lesquels “Un chien andalou” (1929) de Luis Buñuel et “Spellbound” (1945) d’Alfred Hitchcock, pour lequel Dali a créé d’extravagants décors.

Une exposition ouverte jusqu’au 12 janvier.