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Archéologie : la hi-tech qui permet de prendre de la hauteur


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Archéologie : la hi-tech qui permet de prendre de la hauteur

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Autoroute A1 à la hauteur de Vidy, près de Lausanne, en Suisse. Sous le bitume, les archéologues s’affairent sur un site gallo-romain… Un travail long et fastidieux mais aujourd’hui appuyé par la technologie… Le but du jour pour Olivier Feihl : réaliser une cartographie des fouilles en 3D grâce à un drone équipé d’un appareil photo, explications : “Je déclenche une photo toutes le 2 mètres où 1 mètres cinquante, de manière à avoir assez de recouvrement, c’est à dire un chevauchement des photos les unes par rapport aux autres, qui va nous permettre de mesurer, à partir de ces phots, la fouille en 3D.”

Une petite révolution pour les archéologues, et surtout un gain de temps précieux.

Sébastien Freudiger de la société Archeodunom : “Avant ce type de technologie, tout ce faisait à la main, c’est-à-dire que chaque mur était dessiné manuellement. Chaque couche était dessinée manuellement. Et maintenant cette technologie nous permet d’avoir un support que est traité à l’informatique.”

Après 10 minutes de vol, toutes les photos sont faites. Reste encore à les traiter informatiquement pour les transformer en image en 3 dimensions… Avec une résolution précise à quelques millimètres…

Olivier Feihl : “On a intégré toutes ces photos dans un programme de photogrammétrie. Ce programme va nous permettre, en fait, d’assembler toutes ces photos. On voit ici toutes les positions, chaque petit rectangle bleu est la position d’une photographie prise sur le site. En suite de ça, avec le GPS, on va pouvoir donner une échelle métrique et une référence d’horizon à ce modèle 3D.”

Un outil précieux pour les archéologues qui pourraient également mettre à disposition du grand public toutes les images…

Olivier Feihl : “On a une base extrêmement riche, on va après pouvoir les rendre (les images) plus accessibles et les rendre disponibles sur Internet, de manière que les gens puissent voir ces fouilles…”

Michel Robert est spécialiste en céramique préhistorique…et féru de nouvelles technologies… Son envie : faire partager sa passion pour les ruines au grand public :
“L’archéologue lui il est capable de se planter devant un tas de ruines, imaginer sa restitution en 3D, c’est à dire voir ou se trouvaient les différentes pièces, par exemple, d’une villa romaine, quel c‘était leur usage. Ce n’est pas le cas pour le commun des mortels, qui se retrouve simplement devant un tas de pierres, qui occupe un espace, et dans cet espace il ne voit rien.”

Exemple avec la villa romaine de Vicques…sur place, le visiteur doit faire quelques efforts d’imagination ou se contenter d’un dessin ! Michel Robert a entièrement reconstruit le site sur la plateforme du jeu en ligne second life ! Un moyen pour le public de découvrir l’ouvrage sans quitter son salon mais aussi un outil scientifique.

Michel Robert : “Quelques universités anglaises ou américaines utilisent justement la possibilité de visualiser des espaces anciens, grâce à ces modèles numériques, qui sont facile à prendre en main.”

A quelques kilomètres de la villa romaine de Vicques, le théâtre antique de Mandeure dans la région de Montbéliard, en France. Ici le visiteur peut se replonger deux mille ans en arrière grâce à une simple tablette électronique… et à la réalité augmentée

Ludovic Messinger chef de projet Numeri4D : “En fait on a une reconstruction 3D du théâtre, on l’a intégré dans la tablette, on a prix les coordonnées GPS, et quand on se balade à travers le théâtre, on a la 3D repositionnée au même endroit, ca permet de voir que le mur de l’enceinte faisait par exemple 10 ou 15 mètres de haut, on se rend mieux compte du côté gigantesque du théâtre”

Drones, virtualisation ou réalité augmentée, autant d’outils qui permettent aux professionnels et au public d’appréhender et de comprendre un peu mieux notre passé…

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