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Iran : davantage d'espoir en attendant des résultats

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Iran : davantage d'espoir en attendant des résultats

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Le climat est à l’optimisme, en Iran comme aux Etats Unis et en Europe. Le groupe des 5+1 et la délégation iranienne se retrouvent pour deux jours de négociations dans une atmosphère beaucoup plus empreinte d’espoirs que les dernières fois. En cause, les multiples gestes symboliques récents, aux Nations unies notamment. La rencontre en marge de l’assemblée générale du secretaire d’Etat américain John Kerry et de son homologue iranien – la première à ce niveau en trente ans – puis d’autres entrevues rares. Et ce discours d’ouverture du nouveau président Hassan Rohani devant l’assemblée générale de l’Onu, le 25 septembre : “L’Iran ne représente absolument pas une menace pour le monde ou pour la région. En fait, selon nos idéaux ainsi que dans la pratique, mon pays a été un fervent défenseur de la paix et de la sécurité dans le monde. Avec la volonté politique des dirigeants aux Etats-Unis et en espérant qu’ils ne cèdent pas aux intérêts à courte vue des groupes de pression va-t-en-guerre, nous pouvons établir un cadre de travail pour gérer nos différences”.

En quittant les Nations unies, Rohani se met à tweeter avec Barak Obama. Des tweets qui font le tour de la planète. On y apprend notamment que les deux chefs d’Etat ont échangé des amabilités lors d’un entretien téléphonique. De retour à Téhéran, Rohani est accueilli en héros par ceux qui veulent une levée des sanctions qui étouffent le pays et en traitre par ceux qui refusent toute concession à l’ennemi américain.

La balance semble désormais pencher du côté des premiers, même sur la scène internationale, où Israël est le seul qui continue à exiger des grandes puissances qu’elles ne relâchent pas la pression sur Téhéran. “Ahmadinejad était un loup habillé en loup. Rohani est un loup déguisé en agneau. Un loup qui croit pouvoir duper la communauté internationale”, a ainsi déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou devant l’assemblée générale de l’Onu.

Reste qu’il faudra faire des concessions, trouver un compromis entre ce que les occidentaux demandent et les lignes rouges fixées par la République islamique d’Iran. Cette dernière refuse encore que les activités d’enrichissement d’uranium soit suspendues, stoppées ou limitées et plus encore qu’elles quittent le pays.