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Attention : respirer provoque le cancer

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Attention : respirer provoque le cancer

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Respirer, un besoin vital qui peut s’avérer cancérigène.
L’air qui nous entoure est plus ou moins pollué, par les transports, les émissions agricoles ou industrielles.

Selon l’OMS, plus de 220 000 personnes sont mortes en 2010 d’un cancer du poumon provoqué par la pollution atmosphérique.

Les scientifiques ont abouti à ces chiffres à l’issue d’une compilation de milliers d‘études sur la santé d’hommes et de femmes menées durant plusieurs décennies.

“Dans les 40 dernières années du programme de monographie, explique le Dr Kurt Straif, directeur de ce programme au sein du Centre international de recherche sur le cancer, il y a eu plus de 950 agents qui ont été évalués, que ce soit une fois ou de façon répétée pour savoir s’il y a de nouvelles preuves importantes, et plus d’une centaine d’entre eux ont été classés comme cancérigène pour les humains. C’est le groupe de classification le plus haut, ça veut dire que nous savons que c’est la cause de cancer chez les humains.”

Le particules polluantes sont classsés en plusieurs catégories.
Parmi les plus nocives on retrouve les matières microscopiques en suspension. Exemples, les PM10, au diamètre inférieur a 10 microns, qui proviennent surtout de la construction. Les PM 2,5 sont issues quant à elles de la combustion du feu de bois, des vapeurs industrielles et du diesel – qui avait déjà été classé cancérigène en 2012.
Ces deux catégories de particules pénètrent dans les voies respiratoires et dans le sang.

Autre polluant majeur, l’ozone O3, qu’on trouve surtout en période estivale et qui implique des polluants issus du transport routier, de l’agriculture et de l’industrie manufacturière.
Il affecte les végétaux et entraîne une inflammation des bronches et des poumons chez l’homme.

Les oxydes d’azote, provenant de la combustion des moteurs de voitures et des centrales éléctriques, augmentent quant à eux la fréquence et l’intensité des crises d’asthme.

le CIRC recommande de classer la pollution atmosphérique dans le groupe 1 des substances cancérigènes, celui celui qui regroupe notamment l’amiante, le plutonium ou la fumée de cigarette.

Les populations des pays émergents sont particulièrement concernées par cette pollution atmosphérique. Croissance industrielle rapide, essor démographique, ces facteurs transforment l’environnement de certaines mégalopoles en tueur invisible.

“En Inde, les normes concernant les émissions polluantes accusent un retard compris entre 7 et 12 ans par rapport à l’Europe”, rapporte Anumita Roychowdhury, militante pour l’association environnementale Right to Clean Air.

Pourtant, l’air de nos villes européenes est loin d‘être sain : selon l’Agence Europénne de l’Environnement (EEA), 90% des habitants urbains de l’UE respirent des concentrations de polluants considerés comme nocifs pour la santé.