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La visite d'un ministre japonais au sanctuaire controversé de Yasukuni irrite la Chine


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La visite d'un ministre japonais au sanctuaire controversé de Yasukuni irrite la Chine

Le vice-ministre des affaires étrangères chinois convoque l’ambassadeur du Japon à Pékin pour protester contre une visite de parlementaires nippons au sanctuaire controversé de Yasukuni à Tokyo.

Ce sanctuaire est consacré à la mémoire des Japonais morts à la guerre mais les noms de Japonais condamnés pour crimes de guerre y figurent aussi. Ayant souffert de l’occupation japonaise, les voisins chinois et sud-coréens voient donc dans les visites de dirigeants nippons une provocation.

Le ministre japonais des Affaires intérieures, Yoshita Shindo, se défend: “J’effectue ce pèlerinage à titre privé. Je pleure les personnes qui ont perdu la vie dans la guerre et je prie pour la paix. Je suis aussi venu rendre hommage à mon grand-père qui est honoré ici”, a-t-il dit.

Si Pékin voit dans ces visites une “tentative éhontée de blanchir le Japon de son histoire militariste d’agression”, les Japonais mettent en avant un devoir de mémoire indispensable.

“Outre les visites de ministres, certains pays critiquent aussi les offrandes faites par le Premier ministre au sanctuaire. Je crois que pour que les visites ne deviennent pas un problème pour la diplomatie étrangère, la seule façon est de les poursuivre naturellement avec respect et fermeté. C’est une question de conscience pour les ressortissants japonais”, explique Sanae Takaichi, députée japonaise responsable du Parti libéral-démocrate (PLD, droite).

Les relations du Japon avec ses voisins restent marquées par le souvenir des atrocités commises par les troupes impériales pendant la colonisation de la péninsule coréenne et lors de l’occupation partielle de la Chine. Les Japonais seraient responsables de la mort d’au moins 10 millions de personnes entre 1937 et 1945.

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