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Biennale de Lyon: quatre artistes explorent les limites du perceptible


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Biennale de Lyon: quatre artistes explorent les limites du perceptible

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La Biennale d’art contemporain de Lyon s’invite dans les futurs locaux d’Euronews. Dans le cadre des modules de la fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent, quatre artistes sont invités à présenter leur travail. Tous ont en commun de s’intéresser aux limites du visible. Les vidéos, sculptures et installations montrent l’intérêt de ces artistes pour les phénomènes imperceptibles.

“Le titre “Des présents inachevés” fait référence à l’idée qu’on ne peut pas tout comprendre – aujourd’hui il y a des phénomènes dans la vie, dans le vivant qui résistent a notre compréhension – il peut s’agir du temps, de l’espace, de notre existence même et tous les artistes qui ont été rassemblés dans cette exposition s’attachent à révéler ces formes qu’on ne peut pas comprendre et révéler la beauté de l’insaisissable dans nos existences.” explique Rebecca Lamarche-Vadel, la commissaire de l’exposition.

Cette oeuvre du britannique Oliver Beer ressemble à une peinture abstraite. C’est en réalité le lino installé dans la cuisine de la grand-mère de l’artiste dans les années 1960. Les empreintes d’une activité quotidienne se sont petit à petit dessinées sur le sol. L’oeuvre, proche de l’hommage, fait ainsi apparaître les mouvements de la moitié d’une vie.

Le canadien Jeremy Shaw s’intéresse à la volonté de l’homme d’échapper au contrôle de soi. L’oeuvre s’intitule DMT, du nom de la substance consommée par les participants volontaires à cette expérience. Ils tentent a posteriori de restituer les ensations et images qui leur sont apparues.

Avec Déserts de verre, le français Benoît Pype fixe dans une matière extrêmement fragile les formes invisibles de l’explosion nucléaire, à l’impact irréparable pour l’humanité

Le Suisse Julien Charrière joue lui avec le vivant. Pour réaliser ces sculpures, l’artiste a utilisé des micro-organismes et des bactéries, qu’il a lui-même prélevé dans la nature, et dont il a domestiqué le développement. L’artiste imite ainsi l’action du créateur de l’univers.

“Ce sont des artistes qui s’intéressent à ce qu’on ne peut pas raconter – mais en parlant de ce qu’on ne peut pas raconter ils établissent eux-mêmes le propre scénario de leurs oeuvres et tentent de nous emmener dans cette création et il s’agit pour chaque visiteur d’accepter de suivre l’artiste dans sa fiction et d’accepter que cette histoire peut être valable et qu’elle a quelque chose en plus qui puisse nous faire découvrir une autre manière d’envisager notre monde.” dit Rebecca Lamarche-Vadel.

L’exposition intitulée “Des présents inachevés” est organisée par le Palais de Tokyo. C’est jusqu’au 3 novembre à La Confluence, dans le futur bâtiment d’Euronews.

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