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A chacun sa technique pour mettre en boîte son environnement

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A chacun sa technique pour mettre en boîte son environnement

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L’une des plus grandes banques végétales au monde a ouvert ses portes à Sydney. Dans ses murs : une collection encyclopédique qui peut s’avérer particulièrement utile alors que la ville lutte contre les ravages des incendies dans le bush avoisinant.

Une espèce de végétaux sur dix menacée en Australie

Les chercheurs en botanique tentent donc de fabriquer une arche de Noé végétale regroupant les 25.000 espèces autochtones. Une espèce de végétaux sur dix est menacée d’extinction en Australie.

Plus de 200 millions de graines pourront être stockées dans leurs locaux du Botanic Garden, grâce à l’azote liquide.

“Il faut stopper le métabolisme et pour cela on les conserve à moins 196 degrés, ainsi les tissus ne vieillissent pas et lorsque vous les ressortez, vous avez de nouveau une plante vivante”, explique Karen Sommerville, chercheuse en horticulture.

Les graines sont soigneusement sélectionnées. Mais, toutes les plantes d’Australie ne produisent pas de graines. La banque de plantes australienne conserve donc aussi des tissus de végétaux.

“Le but est de préserver ces graines pour les avoir comme une police d’assurance. Mais nous voulons aussi les utiliser pour réintroduire certaines espèces dans la nature pour reconstituer l‘écosystème et la végétation”, indique Brett Summerell, du Royal Botanic Gardens.

Une démarche qui passe aussi par une sensibilisation des plus jeunes au respect de l’environnement.

Une encyclopédie virtuelle, hors des sentiers battus

Changement de décor. Nous voici à Calcata, à une soixantaine de kilomètres au nord de Rome.

Fabio Zaffagnini veut lui réaliser une arche de Noé virtuelle, en rapportant des images des zones les plus isolées du globe. Elles sont ensuite mises sur Internet.

Muni d’un sac à dos et d’un équipement digne de MacGyver, il sillonne la planète loin des sentiers battus : une production artisanale dans la même veine que le Street View de Google. Son nom : Trail Me Up.

“Trail Me Up est un service qui vous permet de faire des visites virtuelles d’endroits qui ne sont accessibles qu‘à pied. C’est un peu un Street View pour les sentiers de randonnée qui permet de se rendre en forêt ou dans les parcs nationaux. En plus de cela, on a une partie explicative qui détaille ce que vous voyez dans les panoramas. Et donc, le résultat, c’est une sorte de documentaire interactif,” explique Fabio Zaffagnini.

Fabio n’est pas passé inaperçu dans ce village d’Ethiopie. Au-dessus de sa tête : cinq appareils photos activés en même temps par un seul obturateur. Des clichés réalisés tous les 20 à 30 mètres qui permettent ainsi d’obtenir des images à 360 degrés. Un système GPS assure la localisation précise des lieux.

Fabio a construit son premier prototype dans sa cuisine il y a deux ans en utilisant ce qui lui tombait sous la main, comme une batterie de scooter pour alimenter ses appareils photos.

Preuve qu’avec des idées et de très bons mollets, on peut refaire le monde, au moins virtuellement.