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La Hongrie célèbre le centenaire de Robert Capa

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La Hongrie célèbre le centenaire de Robert Capa

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Immortaliser la dimension tragique des guerres, c‘était l’obsession de Robert Capa, mieux : la mission qu’il s‘était assignée. Cent ans après sa naissance à Budapest, le Musée national de Hongrie lui consacre une vaste exposition rassemblant 160 clichés. Le mythe Capa doit beaucoup à deux photographies, l’une prise pendant la guerre d’Espagne, l’autre lors du Débarquement à Omaha Beach.

Le photographe ne le cachait pas, c’est avec la peur au ventre qu’il partait sur le terrain.

“Tout le monde aurait eu peur mais ce qui importe, c’est ce que vous êtes capable de faire de cette peur, explique Eva Fisli, la commissaire de l’exposition. Le défi, c’est aussi comment bien jouer avec des mauvaises cartes. Il est parvenu à bien jouer en dépit des mauvaises cartes que la vie lui a données.”

Le photographe, de son vrai nom Endre Friedmann, quitte la Hongrie à 18 ans pour apprendre la photographie à Berlin. A l’arrivée des nazis au pouvoir, il gagne la France. Il choisit le nom de Robert Capa pour sa sonorité américaine mais aussi en raison du surnom qu’on lui donnait à l‘époque, “Capa”, signifiant “génie”. Il meurt en 1954 en pleine guerre d’Indochine.

“Si vos photos ne sont pas bonnes, c’est que vous n‘êtes pas assez près de votre sujet, voilà ce que Robert Capa avait coutume de dire, rappelle notre correspondante en Hongrie Andrea Hajagos. Des pensées comme celles-là ont fait sa renommée mais sont peut-être aussi à l’origine de sa disparition puisqu’il est mort sur le champ de bataille en sautant sur une mine.”