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Prix Lumière : Tarantino rend hommage aux inventeurs du cinéma

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Prix Lumière : Tarantino rend hommage aux inventeurs du cinéma

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Un air de Pulp Fiction et le public se met à danser : c’est à une cérémonie pas très protocolaire mais très “tarantinesque” à Lyon que nous avons assisté à l’occasion de la remise du Prix Lumière.

Le prix Nobel du Cinéma

Le réalisateur américain a obtenu ce qu’on décrit comme “le Nobel du cinéma”, des mains de son actrice fétiche, Uma Thurman, l’hégérie de Kill Bill.

Quentin Tarantino succède à Clint Eastwood, Milos Forman, Gérard Depardieu et Ken Loach.

Quentin Tarantino :“le cinéma est ma religion, la France mon Vatican”

Une cérémonie en présence de sa famille, version Septième Art : Harvey Keitel, Tim Roth ou encore Harvey Weinstein sont venus l’applaudir à Lyon, la maison-mère du cinéma.

Quentin Tarantino est récompensé pour l’ensemble de son oeuvre : huit films parmi lesquels Reservoir Dogs, Inglorious Basterds ou encore Django Unchained.

“Ce festival est un festival engagé. Il s’est engagé à faire vivre l’Histoire du Cinéma, à montrer un travail de qualité, à suivre de grandes carrières, et à projeter des films en public pour que les gens puissent en faire l’expérience commune”, a déclaré Quentin Tarantino.

“Recevoir ce prix ici, de vos mains, par ce festival dans la ville où le cinéma fut inventé, dans la ville où…. je ne sais pas où je serais aujourd’hui si la mère et le père des frères Lumière ne s‘étaient pas rencontrés”, a-t-il ajouté, avant de lancer son célèbre “Viva il cinema !”

“La Sortie des Usines Lumières”, version 2013

Car c’est bien à Lyon, ici même, que les frères Lumière tournèrent le tout premier film de l’histoire du cinéma : “La Sortie des Usines Lumières”, en 1895.

Quentin Tarantino et ses amis acteurs ou réalisateurs ont tenu à rendre hommage à leur tour aux inventeurs du cinématographe en tournant une reprise de ce petit court-métrage, et, pour coordonner les prises, Pierre-William Glenn qui a travaillé pour Truffaut, Pialat ou Lelouch.

“On est en train de faire une reconstitution de “La Sortie des Usines Lumière” en 2013 avec tous les acteurs qui sont invités sur le Festival, les metteurs en scène, les producteurs. Et, nous, on tourne le film en 35 mm”, a exliqué Pierre-William Glenn.

Différentes versions ont été tournées samedi, avec un casting éclectique réunissant aussi bien André Dussolier qu’Harvey Keitel, au pas de course.

“C‘était drôle de jouer dans un film de Quentin Tarantino et le même jour d‘être acteur dans un film de Jerry Schatzberg, ET, dans un film de Michael Cimino. Et en plus, être réalisateur et diriger tous ces réalisateurs, plus Harvey Keitel… C‘était cool, c‘était vraiment quelque chose !”, raconte le réalisateur germano-turc Fatih Akin.

En 1895, les Frères Lumière avaient tourné trois versions, en voici trois autres : celle de Michael Cimino, de Jerry Schatzberg ou de Fatih Akin. A l’affiche des couples inédits comme le duo Christophe Lambert-Radu Mihaileanu.

“Je ne sais pas si vous avez remarqué, j’ai fait trois prises mais très différentes dans le jeu, pour faire des films d’amour, des polars, des comédies”, indique le réalisateur du Concert. “C’est la crise ! C’est la guerre, faut tout prendre”, ajoute-t-il non sans humour. “C‘était formidable ! Trăiască cinema ul”. Longue vie au cinéma.