DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Escalade de violences au Mozambique


Mozambique

Escalade de violences au Mozambique

Les Etats-Unis et l’Union européenne se disent inquiets face à l’escalade de violence au Mozambique.
“Nous encourageons les deux parties à prendre des mesures pour apaiser la situation”, a déclaré ce mardi la porte-parole du Département d’Etat, Marie Harf.

La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a quant à elle réaffirmé que “ seul un processus politique pacifique, ayant pour but de renforcer la réconciliation, peut promouvior un développement harmonieux du pays”.

La situation a dégénéré lundi, lorsque l’armée du Mozambique a pris d’assaut un camp d’ex-combattants de la Renamo. Leur chef, Afonso Dhlakama, est parvenu à s’enfuir.

Et ce mardi matin, les anciens rebelles ont répliqué, en attaquant un poste de police à Maringue, dans le centre du pays.

“Vu la manière dont Afonso Dhlakama a abandonné sa maison, apparemment sans avoir le temps de donner de consignes claires, ses hommes n’attenderont probablement pas son ordre pour se venger”, estime un analyste.

A la suite de l’attaque de leur base militaire, les ex-combattants de la Renamo ont annoncé qu’ils ne respecteraient plus les termes de l’accord de paix de 1992. Celui-ci avait mis fin à 16 ans de guerre civile entre la Renamo et le Frélimo, le parti au pouvoir.

Ces violences pourraient porter un coup dur au Mozambique qui connaît depuis dix ans une forte croissance : 7% en moyenne. Les investisseurs se bousculent, attirés notamment par ses énormes réserves de charbon.

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Prochain article

monde

Une ex-militante de l'ETA libérée après l'arrêt de la Cour des droits de l'homme