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La fête nationale hongroise tourne au plébiscite pour Viktor Orban


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La fête nationale hongroise tourne au plébiscite pour Viktor Orban

A six mois des législatives, le Premier ministre Viktor Orban a fait la démonstration de sa popularité à l’occasion de la fête nationale. La gauche, qui peine à se rassembler, n’a pas réussi à mobiliser les foules.

A chacun ses symboles en Hongrie. Viktor Orban et ses partisans ont choisi de célébrer la fête nationale, place des Héros, pour commémorer le soulèvement populaire du 23 octobre 1956 contre l’ Union soviétique.

Souvent décrié en Europe, Viktor Orban reste populaire en Hongrie

Le rassemblement de 200 000 personnes a finalement tourné au plébiscite pour le Premier ministre. Malgré les réformes très controversées engagées depuis trois ans, dans le domaine des droits de l’Homme ou de la liberté de la presse notamment, Viktor Orban reste très populaire, dans son pays. Ces réformes durcissant notamment les lois envers les personnes Sans Domicile Fixe et la modification unilatérale de la Constitution lui ont valu plusieurs rappels à l’ordre de l’Union européenne.

“Nous sommes ici, parce que nous voulons savoir de quoi demain sera fait et ce qu’il faut faire pour que tout se passe comme nous le voulons”, a déclaré le Premier ministre hongrois. “Pas besoin de se presser, mais nous allons progressivement entrer en campagne, nous devons nous préparer au combat, comme nous l’avons fait en 2010”, a-t-il ajouté devant la foule.

Rendez-vous manqué pour la gauche

“Le 23 octobre, nous célébrons, en Hongrie, des événements connus dans le monde entier. Cependant, depuis plusieurs années, l’Histoire est reléguée au second plan au profit de la politique intérieure. C’est particulièrement vrai cette année, puisque nous sommes à six mois des élections législatives”, indique Andrea Hajagos, la correspondante d’euronews à Budapest.

L’opposition souhaitait donc, elle aussi, faire l‘étalage de sa force. Défi manqué pour les partis de gauche, qui manifestaient, pourtant, pour la première fois sous la même bannière. Une alliance de façade qui n’a convaincu que 25 000 personnes. La gauche reste minée par des rivalités internes et peine à afficher un front uni contre Viktor Orban.

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