DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Présidentielle en Géorgie: la nette victoire de Guiorgui Margvelachvili

Vous lisez:

Présidentielle en Géorgie: la nette victoire de Guiorgui Margvelachvili

Taille du texte Aa Aa

Le scrutin présidentiel de dimanche a été “propre et transparent”, ont estimé les observateurs européens déployés sur place.

Guiorgui Margvelachvili, candidat du parti “Le Rêve géorgien” allié du Premier ministre Bidzina Ivanishvili, s’est imposé dès le premier tour, avec plus de 62% des suffrages.

Lors d’une conférence de presse ce lundi, il a évoqué quelques grandes lignes de sa future diplomatie. Il a notamment insisté sur sa volonté d’améliorer les relations avec la Russie, des relations tendues, depuis la guerre éclair entre Tbilissi et Moscou en 2008.

Mais Margvelachvili a également rappelé que l’intégration européenne et l’ouverture vers l’Occident restaient la priorité, dans la lignée de ce qu’a entrepris le président sortant.

David Bakradzé, le candidat soutenu par le chef de l’Etat sortant n’a recueilli que 22% des suffrages. C’est un désaveu pour Mikhaïl Saakachvili.

Après dix ans à la tête de cette ancienne république soviétique, le héros de la “révolution des roses” va donc quitter la scène politique.

Mais il pourrait se trouver désormais sous le coup de poursuites judiciaires. C’est du moins une menace que fait planer le Premier ministre.

Quel avenir politique pour la Géorgie? Euronews a posé la Soso Tsiskarishvili, politologue géorgien

Euronews :
La victoire des opposants à Mikhaïl Saakashvili, d’abord aux législatives et aujourd’hui, à la présidentielle, sonne-t-elle comme un adieu des Géorgiens aux idéaux de la “Révolution des roses” et comme une volonté d’un retour à une politique plus pragmatique?

Soso Tsiskarishvili :
Ce qui vient de se passer est un cas unique dans l’histoire moderne de notre pays. Auparavant, tous nos présidents étaient élus avec environ 90% des voix mais aucun n’avait réussi à aller jusqu’au bout de son mandat. Aujourd’hui, nous avons un président élu avec “seulement”, 62% des voix. Cette victoire, cette transition pacifique, devrais-je dire, est bien plus convaincante car elle s’appuie sur un programme politique solide.

Euronews :
Le nouveau président est encore peu connu. Il a surtout une réputation de technocrate. D’après le Premier ministre, Ivanishvili, il laissera son poste actuel à une personne plus jeune. Alors, qui va diriger le pays réellement ? Est-ce que les décisions seront prises en tout transparence ou bien par un cercle restreint de personnes ?

Soso Tsiskarishvili :
Tout cela dépend du Premier Ministre Ivanishvili. Il surfe actuellement sur la vague de sa victoire de l’année dernière aux élections législatives. S’il décidait de quitter son poste et de ne pas coopérer avec son successeur et les nouvelles autorités, alors la Géorgie pourrait être dominée par deux influences politiques.