DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Londres veut lancer les premiers "sukuks" en occident

Vous lisez:

Londres veut lancer les premiers "sukuks" en occident

Taille du texte Aa Aa

“La Grande-Bretagne veut devenir le premier pays occidental à émettre un emprunt souverain sukuk”, autrement dit un emprunt obéissant aux préceptes de l’islam : c’est ce qu’a déclaré mardi le Premier ministre britannique David Cameron au Forum économique du monde islamique à Londres.

Les sukuks sont des certificats d’investissement qui obéissent à certains principes religieux comme l’interdiction des intérêts et de la spéculation.

Il y a cinq ans Londres avait annoncé un projet de sukuk qui était resté en l‘état.

“Depuis des années on parle de créer des obligations islamiques : des sukuks; en dehors du monde islamique mais ça ne s’est jamais vraiment produit, a déclaré David Cameron. Changer cette situation c’est une question de pragmatisme et de volonté politique et ici en Grande Bretagne nous avons les deux. Ce gouvernement veut que la Grande Bretagne devienne le premier Etat souverain en dehors du monde islamique à émettre un emprunt islamique”.

Le London Stock Exchange a de son côté annoncé un projet d’indice islamique regroupant des sociétés obéissant aux préceptes de l’islam, dont le statut se rapproche peu ou prou de celui des entreprises socialement responsables.

“Aujourd’hui, le London Stock Exchange annonce la création d’un nouvel indice. Il s’agit d’un indice du marché islamique. C’est une autre première mondiale pour la City de Londres et encore une autre raison pour laquelle elle peut être un des grands centres de la finance islamique dans le monde, a encore ajouté le premier ministre britannique”.

Concernant l’emprunt sukuk, l‘émission de 200 millions de livres sterling – 233 millions d’euros – prévue l’an prochain, sera bien inférieure à ce qui était envisagé au départ mais elle constituera un apport précieux pour les six établissements financiers islamiques de Grande-Bretagne et elle pourrait encourager les entreprises locales à se lancer elles-mêmes dans les sukuks.