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Robert Capa, Budapest célèbre son centenaire.


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Robert Capa, Budapest célèbre son centenaire.

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La voix de Robert Capa que vous venez d’entendre est issue d’un long entretien du plus grand photographe de guerre de l’histoire, enregistré en 1947. Son seul passage radio connu et récemment dévoilé à l’occasion du centenaire de la naissance du photographe hongrois.

Capa, né sous le nom de Endre Friedmann le 22 octobre 1913 à Budapest, est mort à seulement 40 ans il y a déjà plus d’un demi-siècle.

Tout au long de sa carrière, il aura couvert les plus grands conflits de l’histoire. Guerre civile espagnole, Seconde Guerre mondiale, guerre d’Indochine…C’est dans une zone proche du Tonkin, en 1954, qu’il marche sur une mine et est tué sur le coup.

“Il a toujours été le plus grand, nous explique Karoly Kincses, spécialiste de Capa. Pas seulement grâce à ses photos mais surtout par sa personnalité, il avait un charme immense. Cette image, il se l’est construite ici, au coeur de Budapest. Il était très mondain, toujours au courant de tout et déjà casse-cou. Il a gardé ces qualités même si au début il ne prenait pas trop de photos. Il allait à l’atelier de József Pécsi surtout pour draguer les filles.”

Robert Capa n’a pas 18 ans quand il quitte son pays natal et part à l’aventure. C’est à Berlin qu’il apprend les bases du métier de photo-journaliste. Parcourant le monde entier, il deviendra alors le plus grand grâce à son courage, sa sensibilité hors du commun.

70 000 négatifs de Robert Capa sont aujourd’hui répertoriés au Centre de la Photographie de New York. 937 ont été choisis pour former la Master Selection, trois séries de photos ont été développées dont une actuellement exposée au Musée National de Budapest.

Pour Eva Fisli, la conservatrice du musée, “On ne vient pas à cette exposition seulement pour voir de belles photos. Le visiteur rencontrera de nombreuses installations donnant des détails, des fragments de la vie de Capa qui lui permettront de se constituer son propre puzzle de l’artiste. Cela lui permettra de se faire sa propre image de ce que peut être le photojournalisme”

Robert Capa a été le premier photographe à suivre le débarquement des Alliés en Normandie.
Il a shooté ce soldat américain à seulement trois mètres, à Leipzig, en avril 1945. Capa a toujours couvert ces évènements au plus près de “ l’homme “ et de l’action. Il s’intéresse à l’éphémère de la vie, aux instants fragiles de l’existence. Dans toutes ses photographies, il tente de prendre l’instant où l’homme est face au danger, parfois à la mort.

Après la Guerre, il cofonde Magnum, une coopérative qui regroupe les plus célèbres photographes et photojournalistes du monde.

A l’occasion du centenaire de sa naissance sera inauguré en décembre prochain le Centre de Photographie Contemporaine Robert Capa à Budapest, le lieu accueillera des expositions, un centre culturel et un centre social pour professionnels.

Pour Orsolya Körösi, “Notre principal objectif sera d’ouvrir la porte à des expositions et à lancer des programmes éducatifs et professionnels qui nous permettront de nous placer sur la carte culturelle de l’Europe.”

Robert Capa restera celui qui a donné ses lettres de noblesse au photo journalisme. Lui disait : « Si ta photo n’est pas assez bonne, c’est que tu n’étais pas assez près ».
Depuis 1955, le Prix Robert Capa récompense « le meilleur grand reportage photographique publié ayant requis un courage et une initiative exceptionnels »

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