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Les journalistes pas forcément bienvenus à Sotchi

La ville russe de Sotchi est déjà placée sous haute surveillance à un peu plus de trois mois du coup d’envoi des prochains Jeux Olympiques d’hiver. Les journalistes n’y semblent pas accueillis à bras ouverts, si l’on se réfère à cette expérience vécue par un reporter de la télévision norvégienne, arrêté à 6 reprises en l’espace de 72 heures! Ce n’est pas tellement surprenant selon Semyon Simonov de Memorial, une ONG russe de défense des Droits de l’Homme.

Semyon Simonov : “Bien sûr que la censure se poursuit. Je ne sais pas comment on peut appeler ça autrement. Les médias sont censurés dans cette région. Et ceci nous montre bien que les autorités ne s’inquiètent même pas de la façon dont la communauté internationale, dont les autres pays réagissent à cela”.

Oystein Bogen, qui tournait un reportage dans les montagnes du Caucase, a été interrogé durant des heures pour savoir sur quoi il enquêtait et s’il allait se montrer critique envers les Jeux de Sotchi.

Oystein Bogen : “Voilà à quoi ressemblent mes mains après que la police russe ait pris mes empreintes digitales dans le commissariat de Tuapsé.”

Il a été accusé de consommer de la drogue et il a fallu l’intervention de l’ambassade norvégienne à Moscou pour qu’il soit relâché. L’un des policiers qui l’a arrêté lui a confié qu’il agissait sur ordre du FSB, les services secrets russes. Les Jeux de Sotchi – les plus chers de l’Histoire puisqu’ils devraient coûter plus de 35 milliards d’euros – sont considérés comme une affaire de prestige par le président russe Vladimir Poutine.

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