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Quelle issue pour les prochaines discussions sur le climat ?


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Quelle issue pour les prochaines discussions sur le climat ?

A l’heure où les preuves d’une accélération du réchauffement s’accumulent, de nouvelles discussions sur le climat se tiennent à Varsovie ce mois-ci avec des négociateurs toujours divisés. Le phénomène cause la fonte de la banquise de l’arctique et des glaciers alpins, des conditions météo extrêmes et impacte la faune et les écosystèmes.Cette 19ème conférence s’ouvre après les quelques progrès enregistrés l’an dernier au sujet d’un Fonds vert pour le climat, une aide versée par les pays développés à ceux en développement. Et comment l’Union européenne peut-elle réduire de 20% ses émissions de CO2 à l’horizon 2020 quand des pays sont réticents à faire baisser les rejets du trafic routier et des centrales au charbon ?

Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) qui organise ces négociations, fait part de son optimisme : “nous avons l’immense opportunité,” dit-elle, “de nous attaquer au changement climatique parce que quand on aborde cette question, on promeut une toute nouvelle industrie, un tout nouveau secteur avec la possibilité de créer des emplois et de rendre plus durable notre développement à long terme, insiste-t-elle, “donc, c’est un scénario très positif qui se profile.”

Eurodéputé vert et membre de la Commission de l’Environnement au Parlement, Bas Eickhout tient lui à rappeler que “de nombreux pays n’ont pas montré de réelle volonté à réduire leurs rejets de CO2, la Pologne par exemple s’est montrée réticente jusqu‘à présent. Mais au final,” souligne-t-il, “on sait bien que tout le monde va agir parce que c’est plus propre, plus sûr et plus intéressant économiquement.”

Enfin, de son côté, Sebastian Lüning, climato-sceptique, géologue chez le fournisseur d‘énergie allemand RWE et co-auteur de “Die kalte Sonne” (le soleil froid), relativise l’importance de ces négociations. Il estime qu’il faut en réalité, se demander “dans quelle mesure les rejets de CO2 contribuent vraiment au réchauffement et sur le sujet, les scientifiques sont en train d‘évaluer les choses : les craintes anciennes selon lesquelles le CO2 était un agent chauffant très important s’avèrent finalement fausses,” poursuit-il, “de nombreux articles affirment aujourd’hui qu’il ne participe pas tant que cela au réchauffement.”

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