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L'Albanie refuse de détruire l'arsenal chimique syrien sur son sol.


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L'Albanie refuse de détruire l'arsenal chimique syrien sur son sol.

Le Premier ministre a fini par dire non à Washington, sous la pression populaire.

Leur voix aura finalement été entendue.

En Albanie, le Premier ministre a donné raison aux manifestants en refusant de détruire l’arsenal chimique syrien.

Tirana avait été sollicitée par les Etats-Unis pour accueillir les 1000 tonnes d’armes chimiques du régime de Bachar al-Assad et les détruire sur son sol.

Les autorités albanaises qui n’avaient, jusque là, jamais dit “non” à Washington ont fini par céder sous la pression populaire.

“C’est avec la plus grande fidélité à l’Albanie et le plus grand respect pour nos amis et nos partenaires irremplaçables que j’ai répondu à cette requête en disant qu’il était impossible pour l’Albanie de participer à une telle opération”, a déclaré Edi Rama, le chef du gouvernement.

Une déclaration accueillie par des cris de joie dans les rues de Tirana.

“Je sais exactement de quoi il s’agit et des dégâts que cela pourrait causer dans mon pays. Nous ne sommes pas assez préparés et nous n’avons ni les équipements adéquats, ni les spécialistes qu’il faudrait pour mener ce type d’expériences, ajoute Tomor Luzati, un opposant au projet.

C’est donc le deuxième refus essuyé par Washington après celui de la Norvège.

Peu après cette annonce, l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques a entériné le calendrier du plan de destruction.

Les armes les plus dangereuses devront sortir de Syrie, d’ici à la fin de l’année, et l’intégralité de l’arsenal de Bachar al-Assad sera – en principe – réduit en cendres, d’ici à juin 2014.

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