DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Bruxelles ou Moscou : quel partenaire pour l'Est de l'Europe ?

Vous lisez:

Bruxelles ou Moscou : quel partenaire pour l'Est de l'Europe ?

Taille du texte Aa Aa

L’Union européenne s’apprête à signer lors d’un sommet organisé à Vilnius, des accords avec plusieurs pays de l’Est de l’Europe. Ce qui provoque la colère de la Russie. L’initiative pourrait contrecarrer les efforts déployés par Moscou pour former une Union eurasienne avec les anciens pays satellites soviétiques payant moins cher l‘énergie russe.

L’Ukraine veut conclure un accord d’association avec l’Europe, mais les autorités russes font monter la pression sur ce pays dépendant du gaz russe. Qui sont les gagnants et les perdants de cette guerre froide commerciale qui semble se préparer ?

Dans cette édition, Hryhoriy Nemyria, député du Parlement ukrainien et président du sous-comité en charge de l’intégration européenne, reconnaît avoir l’impression qu’une guerre froide commerciale est en passe d‘éclater. Mais d’après lui, “ce n’est qu’une impression. En substance,” précise-t-il, “il s’agit de deux modèles d’intégration concurrents : d’un côté, on intègre par attraction dans une union qui repose sur des valeurs et de l’autre, on intègre sous la contrainte : c’est ce qui se passe avec l’Union eurasienne,” accuse-t-il.

De son côté, Hrant Kostanyan, chercheur en politique étrangère européenne au sein du think tank CEPS, invite les pays d’Europe de l’Est à adopter une voie médiane : “ils doivent être capables de signer un accord avec l’Union européenne et en même temps, de négocier et de conclure d’autres accords commerciaux avec la Russie – c’est d’ailleurs comme cela que l’Europe voit les choses, elle ne les résume pas à un choix -,” assure-t-il avant de conclure : “c’est la Russie qui en a fait un jeu géopolitique.”

Enfin, Tevan Poghosyan, membre du parti d’opposition “Héritage” au Parlement arménien, juge qu’“il y a vraiment eu une pression sur le choix que l’Arménie devait faire – d’intégrer l’union douanière avec la Russie -, mais nous devons être capables de rester sur nos positions et de nous occuper de notre programme de développement. Ce qui selon moi,” poursuit-il, “passe pour l’Arménie par l’application du modèle des pays européens.”