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Le tireur de Paris arrêté et confondu par son ADN

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Le tireur de Paris arrêté et confondu par son ADN

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Après plusieurs jours de traque, depuis le 20 novembre, Abdelhakim Dekhar a été retrouvé hier soir “semi-inconscient” dans une voiture garée dans un parking souterrain en banlieue parisienne sans doute après avoir pris des médicaments. C’est le témoignage d’un homme qui l’hébergeait de temps en temps qui a permis son interpellation.

“Tout semble montrer effectivement qu’il a tenté de se suicider mais en tout cas il ne s’est pas suicidé et c‘était très important pour connaître évidemment tous les faits, la vérité sur ces motivations et ça nous ne les avons pas encore bien évidemment pour comprendre pourquoi il a voulu s’en prendre aux rédactions de BFM et de Libération et tiré sur la Société Générale”, affirme le ministre français de l’Intérieur, Manuel Valls.

Ayant perdu conscience après la prise de médicaments, Abdelhakim Dekhar a été immédiatement placé en garde à vue médicalisée. Les résultats de l’analyse ADN ont montré qu’il était bien celui qui avait tiré à Libération et à La Défense, avant de prendre un automobiliste en otage.

Abdelhakim Dekhar, natif de Meurthe-et-Moselle n’est pas non plus inconnu des services de police. Il s’avère que l’homme a déjà été condamné dans l’affaire “Florence Rey-Maupin” pour avoir fourni l’arme qui avait servi à l‘équipée sanglante composée des deux jeunes gens. La tuerie avait fait cinq morts dont trois policiers en octobre 1994 à Paris.

Qualifié de “troisième homme” dans le plan de la tuerie de la nation, Abdelhakim Dekhar avait fourni l’arme au couple, et aurait fait le guet pendant que le couple menait son crime. Au début des années 80, Abdelhakim Dekhar était connu des services de police, en tant qu’habitué des squats et proche des groupuscules d’extrême gauche de l‘époque et également anarchistes.

La justice définira le caractère d’Abdelhakim, “fantasque ou changeant”, proche de l’agressivité. Il aura été condamné en 1998 pour quatre ans de réclusion pour association de malfaiteurs. Une fois sa peine purgée, l’homme aura voyagé, notamment en Angleterre rapportent les enquêteurs.