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Angola-Portugal : la fin d'une relation privilégiée ?


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Angola-Portugal : la fin d'une relation privilégiée ?

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En Angola, les enseignes en chinois gagnent du terrain. La Chine remplacera-t-elle définitivement le partenaire traditionnel portugais dans ce pays d’Afrique australe ? La question se pose après la crise diplomatique qui a éclaté entre le Portugal et son ancienne colonie. Le président angolais a annoncé la fin du “partenariat stratégique” avec Lisbonne après une série d’enquêtes portugaises visant de hauts responsables politiques de l’Angola.

Or ce pays qui grâce à sa manne pétrolière, dépense des milliards pour se reconstruire après des décennies de guerre est un eldorado pour de nombreux Portugais fuyant la crise en Europe. D’après les estimations les plus élevées, 200.000 Portugais vivent aujourd’hui en Angola. Certains experts constatent déjà les conséquences de ce coup de froid : aujourd’hui, les entreprises portugaises ont apparemment plus de mal à décrocher des contrats publics.
Si la présence portugaise en Angola se réduit, Lisbonne a beaucoup à perdre, les exportations portugaises à destination de l’Angola représentant de trois à quatre milliards d’euros par an. Il y a aussi les investissements angolais massifs au Portugal que les autorités de Lisbonne doivent tenter de préserver.

Quant au “miracle angolais,” existe-t-il vraiment ? La quasi-totalité des richesses du pays est entre les mains de quelques-uns. 70% de la population vit avec moins de deux euros par jour et l’espérance de vie n’est que de 51 ans.Un contexte social aggravé par un autre fléau : d’après l’ONG Transparency International, l’Angola demeure l’un des pays les plus corrompus au monde.

Pour retrouver l’interview intégrale (en portugais) de l‘économiste Manuel Alves da Rocha (Université de Luanda), vous pouvez cliquer ici.

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