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Iran : l'accord de Genève constitue une véritable bouffée d'oxygène

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Iran : l'accord de Genève constitue une véritable bouffée d'oxygène

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La levée des sanctions économiques prises contre l’Iran depuis trente ans sera limitée, ciblée et réversible. Néammoins, la perspective d’un allègement des sanctions a permis lundi à la monnaie iranienne, le rial, de s’apprecier face au dollar, témiognant d’un espoir de reprise économique.

“Quelques sanctions vont être levées et certaines ressources financières pourront être utlisables sur le marché intérieur. Par conséquent cela aura un impact positif sur l‘économie iranienne, explique Mohammad Baqer Nowbakht, le porte-parole du gouvernement iranien. Cela ne veut pas dire que toutes les ressources financières seront utilisables en Iran. Nous devons faire attention à la façon dont nous les utilisons pour optimiser leur usage”.

Depuis 2010, l’embargo a fait perdre environ 90 milliards d’euros à l’Etat iranien. Les exportations pétrolières ont chuté de 45%.

La croissance sera encore négative en 2013 et la hausse des prix atteignait en septembre 41,6% sur un an en raison de la faiblesse du rial qui fait grimper les prix des produits importés.

Selon les termes de l’accord de Genève, l’Iran va pouvoir récupérer au cours des six prochains mois, plus d’un milliard d’euros issus de la vente d’or et de métaux précieux : une somme qui était bloquée. La levée temporaire mais totale de l’embargo sur l’or iranien profite également au marché domestique du métal jaune car le cours de l’or en Iran est très élevé depuis l’embargo.

“Les gens sont plus motivés maintenant pour acheter de l’or, affirme cette habitante de Téhéran. La confiance des consommateurs est un peu revenue. Personnellement je pense que je perdrai moins si j’achète des choses. Je pense vraiement que les négociations sur le nucléaire entre l’Iran et les Etats Unis ont amélioré notre marché de l’or”.

En ce qui concerne le pétrole brut, la levée partielle de l’embargo iranien va permettre à des clients comme la Turquie, l’Inde et la Chine de payer moins cher le brut iranien et d’augmenter leurs livraisons.

Téhéran pourra ainsi augmenter ses revenus pétroliers.