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L'opposition ukrainienne ne désarme pas malgré les violences


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L'opposition ukrainienne ne désarme pas malgré les violences

L’opposition ukrainienne appelle à continuer d’occuper le centre de Kiev après des manifestations massives hier en faveur de l’Union européenne et contre le président pro-Kremlin Ianoukovitch. Plus de 100 000 personnes étaient présentes. Une mobilisation marquée par des heurts qui ont fait plus d’une centaine de blessés. Des milliers de personnes étaient Place de l’Indépendance au lieu de la Révolution orange de 2004 et devant l’hôtel de ville de la capitale.

Un des leaders de l’opposition Vitali Klitschko dénonce des manipulations du pouvoir : “La police anti-émeute fait tout pour provoquer les gens. J‘étais là, j’ai parler à ces jeunes policiers, je leur ai demandé – s’il vous plaît, ne provoquer pas d’effusion de sang. Tout cela était prévu, il y a des gens qui ont reçu des instructions pour provoquer une effusion de sang en vue d’utiliser les forces spéciales de la police. C’est le président qui doit être tenu pour responsable de tout ce qui se passe dans le pays en ce moment. Pour autant, le gouvernement doit démissionner, ils ne représente pas le peuple”.

La mobilisation entend bien se poursuivre jusqu’au bout et le bras de fer qui se durcit semble bien parti pour durer. L’Otan appelle “toutes les parties à la retenue”.

“Les événements qui ont eu lieu hier à Kiev ont déjà été rebaptisés REVOLUTION. L’opposition appelle tous les Ukrainiens à venir sur la place de l’Indépendance et à l’occuper avec des tentes. Dès ce lundi matin, ils envisagent de bloquer complètement le travail du gouvernement”, explique l’une de nos correspondantes, Maria Korenyuk.

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