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Patrimoine immatériel de l'Humanité : toujours plus de traditions à préserver

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Patrimoine immatériel de l'Humanité : toujours plus de traditions à préserver

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La calligraphie mongole, les chants corses et le café turc… Ce sont quelques-unes des traditions anciennes, mais bien vivantes qui sont à l’honneur pendant quelques jours à Bakou. La capitale de l’Azerbaïdjan accueille jusqu’au 7 décembre 2013, la huitième session du Comité intergouvernemental de l’Unesco qui détermine quels éléments doivent être inscrits au patrimoine culturel immatériel de l’Humanité dans le but de les préserver. “Le patrimoine immatériel, c’est un mot un peu compliqué pour décrire une réalité très simple,” explique Cécile Duvelle, chef de la Section du Patrimoine immatériel, “parce que le mot immatériel donne l’impression qu’il n’existe pas alors que le patrimoine immatériel est très concret,” poursuit-elle : “ce sont toutes ces expressions, ces savoir-faire, ces connaissances que nous nous transmettons de génération en génération et qui font partie de notre identité culturelle.”

La pêche aux crevettes à cheval en Belgique, les traditions culinaires japonaises ou encore les danses et les chants rituels indiens, tous étaient candidats cette année à une inscription sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel. Cette dernière regroupe aujourd’hui 257 pratiques culturelles. Les traditions qui peuvent rejoindre cette liste ont été présentées à Bakou, notamment un enfant de sept ans venu du Kirghizstan pour interpréter une trilogie épique.

Depuis l’adoption de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel par la Conférence générale de l’Unesco il y a dix ans, 156 pays ont ratifié le texte. Mais il reste beaucoup à faire pour sauvegarder la diversité culturelle dans le monde. “Depuis dix ans, nous avons vécu un premier cycle qui a signifié des ratifications, l‘établissement d’un processus et l’inscription de nombreuses pratiques,” estime Francesco Bandarin, Sous-Directeur général pour la culture. “Aujourd’hui, nous devons passer à la deuxième étape,” ajoute-t-il : “mettre en place dans tous les Etats parties, les compétences, les moyens institutionnels et techniques pour faire appliquer la Convention et pas seulement procéder à des inscriptions, mais préserver ce patrimoine.”

L’Unesco dispose d’une liste des pratiques les plus menacées, “nécessitant une sauvegarde urgente” selon les termes de l’organisation. Nouveaux inscrits cette année : la cérémonie de la Paach – un rituel de vénération du maïs célébré au Guatemala – et un jeu équestre pratiqué en Azerbaïdjan, le Chovqan. “C’est l’un des nombreux ancestres du polo moderne,” indique Abulfas Garayev, ministre de la Culture et du Tourisme d’Azerbaïdjan. “Notre mission, c’est de sauvegarder et de restaurer les traditions, de créer différentes fermes d‘élevage de chevaux et de promouvoir ce jeu,” dit-il avant de souligner : “on a déjà eu l’occasion d’organiser de petits championnats et on voit bien que ce jeu mérite le respect et l’attention des gens.”

La Convention oblige les pays membres à préserver leurs trésors immatériels, en particulier ceux nécessitant une sauvegarde urgente.